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Martinès de Pasqually
(1710(?)-1774), thaumaturge d'origine espagnole fut le fondateur d'un
ordre mystérieux : les
Chevaliers Maçons élus coëns de l'univers. Il s'agit
d'un rite maçonnique de hauts grades où se mêlent
franc-maçonnerie et magie angélique. Dans ses livres, il développera la doctrine de celui qu'il nomme « son premier maître », celle de la réintégration des êtres. 1 – Biographie
Au milieu du XVIIIe siècle, dans les années qui suivent sa naissance, la Franc-maçonnerie cultive les hauts-grades, ceux qui poursuivent la hiérarchie maçonnique au-delà des degrés d'apprenti de compagnon et de maître. Entre 1740 et 1773, ces grades, parfois nommées side-degrees, prolifèrent avec une certaine anarchie. Ils se constituent quelquefois en ordres indépendants, ainsi en est-il de l'Ordre des Chevaliers Maçons Élus coëns, qui apparaît autour des années 1754 et dont Martinès de Pasqually (1710?-1774) fut l'instigateur.
Texte d'Auguste Viatte, extrait de la Revue d'histoire de l'Église de France, 1922, vol. 8, n° 41. (Pdf sur le site Persée)
Un dessin circule, qui se prétend être le portrait de Martines de Pasqually et est tiré d'un ouvrage d'Arthur Edward Waite paru en 1911 : The Secret Tradition in Free-Masonry. Cet auteur l'a vraisemblablement repris au fort peu recommandable Léo Taxil, dont il connaissait l'œuvre.
En octobre 2008, Serge Caillet publiait dans le Bulletin de la Société Martinès de Pasqually, un portrait supposé être celui de Martinès de Pasqually venant des milieux initiatiques d’Amérique du Sud. À notre plus grand étonnement, à la fin de l’année 2009, un libraire parisien, qui ne connaissait pas le document que nous venons d’évoquer, me communiqua un portrait du même personnage provenant d'une source suédoise. Or, ce dernier était le même que celui qui fut publié par Serge Caillet un an plus tôt, à la différence près qu’il présentait un agencement différent.
Le texte suivant a été publié en introduction à la première édition du Traité de la réintégration des êtres dans leurs premières propriétés, vertus et puissances spirituelles et divines, Paris, Bibliothèque Chacornac, coll. « Bibliothèque Rosicrucienne », 1899.
Texté publié par Jacques Brieu dans le Mercure de France tome XX, avril-juin 1899 >> Document PDF.
2– Doctrine
D’après
l’original de la bibliothèque municipale de Lyon, fFonds
Willermoz, Ms 5919-12 . (Document Pdf)
Vous venez d'être initié, mon Très Cher Frère, dans un ordre qui, ayant pour but de ramener l'homme à sa glorieuse origine, l'y conduit comme par la main, en lui apprenant à se connaître, à considérer les rapports qui existent entre lui et la nature entière dont il devait être le centre s'il ne fût pas déchu de cette origine, et enfin à reconnaître l'Être suprême dont il est émané.
Obtenir sa réconciliation était pour les membres de l'ordre des Élus coëns une étape indispensable à leur avancement. Pour y travailler, les émules de Martines utilisaient une prière particulière, l'invocation de réconciliation, pendant leurs travaux mystiques. Qu'en est-il de cette réconciliation ? Elle consiste à obtenir un signe venant de l'« esprit bon compagnon » qui accompagne chaque homme durant son exil terrestre. Ce signe, qui se manifeste le plus souvent sous la forme d'un hiéroglyphe lumineux, constitue pour l'initié un indice décisif qui lui montre qu'il a fait le premier pas sur la voie de la réintégration.
Le document que nous présentons ici est extrait du fonds Prunelle de Lière (Ms T 4188) de la bibliothèque municipale de Grenoble. Il représente 42 hiéroglyphes associés à la lettre R. Cette table fait partie d'un recueil comportant 89 pages. Ces éléments, associés à une table alphabétique de 2 400 noms, servaient aux élus coëns pour interpréter le sens des hiéroglyphes lumineux apparaissant pendant leurs opérations théurgiques.
Version numérisée sur le site Gallica de la Bibliothèque Nationale de France, éditions Bibliothèque Chacornac, 1899 (PDF).
Un document très-secret, circulait de loge en loge, par copies manuscrites, exclusivement. Ce n’était pas un livre destiné à être publié, mais une sorte d’exposé doctrinal, sur une base judéo-chétienne, élaboré par Martinès de Pasqually, thaumaturge et fondateur d'un ordre mystérieux : les Chevaliers Maçons élus coëns de l'univers, rite maçonnique de hauts grades où se mêlent franc-maçonnerie et magie angélique. C’est à l’aube du XXe siècle que fut publié pour la première fois l’intégralité du Traité par Henri Chacornac, en 1899 très exactement.
Jusqu’à ce jour, on pensait que 1862 était l’année de la première divulgation du Traité sur la réintégration des êtres, le texte majeur de Martinès de Pasqually [1]. Or, des fragments en ont été publiés onze ans plus tôt. Ce texte, publié dans le Messager des sciences historiques, des arts et de la bibliographie de Belgique en septembre 1851, reproduit une lettre adressée, par un habitant de Gand, au rédacteur du Messager où il présente « Une œuvre inédite de Martinetz de Pasqually ».
3 – Correspondances
Le document que nous présentons ici est extrait du fonds Jean-Baptiste Willermoz (Ms 5471) de la bibliothèque municipale de Lyon. Il s'agit d'une lettre datée du 13 août 1768, dont seules deux parties sont ici reproduites. Dans cette lettre, Martines de Pasqually explique à celui qui n'est encore qu'un apprenti, la manière dont il doit jeûner avant d'entreprendre ses travaux théurgiques. Il lui donne également des indications relatives aux prières qu'il doit effectuer régulièrement pour être en état d'œuvrer efficacement.
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