C'est
lors de son séjour à Strasbourg en 1789 que le Philosophe
inconnu découvre les écrits de Jacob Boehme (1575-1624),
mystique du XVIIe siècle. Ces textes ont eu une profonde
influence sur l'évolution de sa pensée. Dans une lettre à son
ami le baron Kirchberger, Louis-Claude de Saint-Martin précise
:
C’est avec franchise, monsieur, que je reconnais n’être
pas digne de dénouer les cordons des souliers de cet homme étonnant,
que je regarde comme la plus grande lumière qui ait paru sur
la terre après celui qui est la lumière même. (Lettre
du 8 juin 1792.)
Conscient de la difficulté que représente la lecture des œuvres
de son « chérissime Boehme », Saint-Martin ajoute
dans le Ministère de l'homme-esprit :
Je croirai rendre un service au lecteur en
l'engageant à faire
connaissance avec cet auteur ; mais en l'invitant surtout à s'armer
de patience et de courage pour n'être pas rebuté par la
forme peu régulière de ses ouvrages, par l'extrême
abstraction des matières qu'il traite, et par la difficulté qu'il
avoue lui-même avoir eue à rendre ses idées, puisque
la plupart des matières en question n'ont point de noms analogues
dans nos langues connues. [...] Lecteur, si tu te détermines à puiser
courageusement dans les ouvrages de cet auteur, qui n'est jugé par
les savants dans l'ordre humain, que comme un épileptique, tu
n'auras sûrement pas besoin des miens. (Ministère,
chap. I).
C'est avec cet auteur étonant que nous vous proposons de faire
connaissance ici.
1 – Biographie
Le
Bienheureux Jacob Boehme - Sédir
Cette biographie a été publiée par Sédir
en 1901 sous le titre : Le cordonnier-philosophe,
révélation
véridique de sa vie et de sa mort, de ses œuvres et de ses
doctrines, d'après les récits d'Abraham von Frankenberg,
des Dr Cornélius Weissner et Tobias Kober, de Michel Curtz et
du conseiller Hegenitus.
>> Lire ce texte.
De
la vie et de la mort de Jacob Boehme - Frankenberg
Cette biographie a été publiée
par Dorbon Ainé en 1826 en introduction de Clé ou explications
de divers points. (sur Google livre)

>
Lire ce texte
2 – Les traductions française
des textes de Jacob Boehme
Traduits
par Saint-Martin :
- L'Aurore naissante (1800, Imprimerie
de Laran),
- Des trois principes de l'essence divine (1802, Imprimerie
de Laran,
- De la triple vie (1809, Migneret),
> En Pdf sur ce site
- Quarante questions sur l'origine,
l'essence, l'être, la
nature et la propriété de l'âme (1806, Migneret),
- De la base profonde et sublime des
six points (1806,
Migneret),
- Courte explication en six points (1806, Migneret),
- Instruction fondamentale sur le
Mystère céleste
et terrestre (1806, Migneret).
Note : plusieurs de ces livres sont consultables
sur internet >
voir liste.
« Dans le mois de brumaire an 9 [novembre 1800],
j’ai publié ma traduction de L’Aurore naissante,
de Jacob Boehme. J’ai senti en la relisant de suite, et tout à mon
aise, que cet ouvrage serait béni de Dieu et des hommes, excepté du
tourbillon des papillons de ce monde qui n’y verront rien, ou
qui n’en feront que l’objet de leur critique et de leurs
sarcasmes. » (Mon Portrait, n° 1013).
Autres
traducteurs :
- Anonyme, Le Chemin pour aller à Christ, (1722, Gotthard
Schlechtiger)
- Jean Macle, Miroir temporel de
l'éternité (1787,
S. L. B.)
- H. de Bury, De l'Incarnation de
Jésus-Christ (17???61,
Pache Simmen)
- Anonyme, Clef ou explication (1826, éd.
Migneret)
- Debeo, De l'élection de la grâce, (1928, Chacornac)
- Daniel Renard, Le Livre des sacremets,
(1981, éd.
l'Age d'homme)
- Paul Sédir, De la signature des choses (abrégé,
1808, éd. Chacornac)
- S. Lankélévitch, Mysterium magnum (1945, éd.
Aubier)
- Bernard Gorceix, Epîtres théosophiques (1980, éd.
du Rocher)
- Pierre Deghay, De la signature des choses (1995, éd.
Grasset)
- Gérard Pfister, De
la vie au delà des
sens, (1997, Arfuyen)
- Alexis Climov, Confession, extrait de textes (1973, Fayard)
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