Adam était un homme et aussi une femme et pourtant ni l’un ni l’autre mais une vierge, pleine de chasteté, de pudeur et de pureté, telle l’image de Dieu.
« Les spéculation modernes sur l’androgyne ont mis en valeur une formule que Jacob Boehme (Böhme) applique d’une part à Adam, tel qui était avant la chute, d’autre part au Christ, le second Adam. Ils sont l’un et l’autre, l’homme virginal qui est le symbole de l’humanité parfaite que Boehme l’appelle en allemand die männliche Jungfrau [la vierge masculine]. Boehme dit que de cet homme qu’il est homme et femme. Il affirme en même temps qu’il n’est ni homme ni femme.[1] « L’homme virginal selon Jakob Böhme », Pierre Deghaye, Cahiers de l’Hermétisme, L’Androgyne, Albin Michel 1986, p. 155. C’est ce qu’il exprime dans ce texte extrait du chapitre 18 du Mysterium Magnum . Ce chapitre intitulé « L’existence au Paradis telle quelle aurait pu être si Adam n’avait succombé » est un commentaire de Genèse, II, 15-17.
Mysterium Magnun, chap. 18
& 1 – « Je sais que le sophiste pourra ici me blâmer et décrier tout cela comme un savoir impossible, prétendant que je n’y ai pas été et que n’y ai pas assisté en personne. Répondons-lui que, dans ma qualité corporelle et spirituelle, alors que je n’étais pas encore un Moi, mais que j’étais dans la qualité d’Adam, j’y ai bel et bien été et que j’ai gaspillé moi-même en Adam toutes ces splendeurs qui m’appartenaient, mais, parce que Christ me les a rapportées, je vois en l’esprit de Christ ce que j’ai été dans le Paradis et ce que je suis devenu dans le péché et ce que je redeviendrai; et personne ne doit nous décrier comme ignorant car, quoique je ne le sache certes pas, Christ le sait en moi et c’est d’après sa science que j’écrirai.
& 2 – Adam était un homme et aussi une femme et pourtant ni l’un ni l’autre mais une vierge, pleine de chasteté, de pudeur et de pureté, telle l’image de Dieu ; il avait les deux principes du feu et de la lumière en lui et c’est dans leur conjonction que résidait son amour de lui, son principe virginal, qui était le beau jardin d’agrément planté de roses dans lequel il s’aimait lui-même; c’est ce que nous serons dans la résurrection des morts, ainsi que nous l’apprend Christ (Mathieu, XXII, 30), disant que nous n’épouserons plus et que nous ne serons plus épousés mais que nous serons comme les anges de Dieu.
& 3 – Un homme, tel qu’Adam l’était avant son Eve, doit se relever et reprendre et garder éternellement la possession du Paradis ; non pas comme homme ou femme mais comme l’Écriture le dit : Ils sont vierges et suivent Dieu et l’Agneau ; ils sont comme les anges de Dieu mais non seulement de purs esprits comme les anges mais revêtus de corps glorieux dans lesquels repose le corps spirituel et angélique.
& 4 – Puisque Adam a été placé au Paradis dans l’image de Dieu pour la vie éternelle et que Dieu lui-même lui a insufflé sa vie et son esprit ; nous pouvons bien le décrire, tel qu’il fut dans son innocence et comme il est tombé et ce qu’il est actuellement et enfin ce qu’il redeviendra.
& 5 – Si Dieu l’avait créé dans la vie terrestre, destructible, misérable, nue, malade, bestiale et pénible, il ne l’aurait pas introduit au Paradis. S’il avait désiré l’engrossement et la reproduction bestiaux, il aurait créé dès le commencement un homme et une femme et les deux sexes sc seraient séparés dès le « Verbum Fiat» suivant les deux principes, mâle et femelle, comme ce fut le cas chez les autres créatures terrestres.
& 6 – Toute créature apporte depuis le corps de sa mère son vêtement; seul l’homme arrive misérable, nu et dénué de tout, dans la plus grande pauvreté et le plus grand dénuement, sans aucune puissance; et à son arrivée en ce monde il est, parmi toutes les espèces, la plus pauvre et la plus misérable, la plus abandonnée des créatures et rien ne le peut secourir ; nous avons là une indication suffisante de ce qu’il ne fut pas créé par Dieu pour cette misère mais pour sa perfection, de même que toutes les autres créatures, perfection que le premier homme gaspilla pour son plaisir mensonger, lorsque Dieu l’eut par la suite pendant son sommeil figuré dans le Fiat extérieur pour la vie naturelle en homme et en femme, selon la propriété de toutes les créatures terrestres et lui eut accroché le sac à asticots avec les membres bestiaux pour se reproduire; ce dont la pauvre âme rougit encore de honte aujourd’hui, devant ainsi porter sur son corps une forme animale.
& 7 – Deux êtres immuables et constants constituaient Adam : c’est-à-dire le corps spirituel issu de l’essence d’amour du ciel intérieur, lequel était le temple de Dieu, et le corps extérieur, matière de la terre, qui était la demeure et le réceptacle du corps intérieur spirituel et qui ne se révélait en aucune manière selon la vanité de la terre, car il était un limon, un extrait de la bonne partie de la terre qui, dans la terre, doit être séparé au jugement dernier de la vanité, de la malédiction et de la corruption du démon.
& 8 – Ces deux sortes d’êtres, l’intérieur céleste et l’extérieur céleste étaient conjugués l’un en l’autre et saisis en un seul corps où résidait le principe très-saint venu du feu et de la lumière de Dieu, le grand et délicieux désir d’amour qui enflamme l’être, en sorte que les deux sortes d’êtres se désiraient et s’aimaient mutuellement avec une grande ferveur dans le désir d’amour ; l’intérieur aimait l’extérieur, comme sa manifestation et sa sensibilité ; et l’extérieur aimait l’intérieur comme sa plus grande douceur et suavité, sa perle noble et son épouse chérie, et pourtant il ne s’agissait pas de deux corps, mais d’un seul, appartenant néanmoins à deux sortes d’essences, l’une intérieure, céleste et sainte, et l’autre provenant de l’être du temps, et les deux étaient conjugués l’une avec l’autre pour former quelque chose d’éternel.
& 9 – Et c’est dans cet ardent désir d’amour que résidaient la grossesse et la naissance magiques, car le principe fécondant compénétrait les deux essences, l’intérieure et l’extérieure et suscitait le désir ; et le désir était le Fiat qui s’emparait du plaisir d’amour et l’introduisait en une substance : ainsi la similitude du fac-similé qui était dans cette substance était saisi pour former une image spirituelle selon la première. De même que le Fiat avait saisi et formé le prototype, Adam, de même la similitude avait été saisie hors du prototype pour le reproduire, et c’est dans ce saisissement que résidait donc la naissance magique, puisque dans la naissance le corps spirituel était extérieur.
& 10 – Entendons par là que cela se serait ainsi produit si Adam avait surmonté l’épreuve; la naissance magique se serait ainsi produite, non par une émission spéciale en provenance du corps d’Adam, comme c’est actuellement le cas, mais de même que le soleil illumine les profondeurs de l’eau sans la déchirer ; ainsi le corps spirituel, la naissance se serait émis, et dans cette émission se serait sustantialisé, sans fatigue et sans peine ; c’est dans un grand royaume des délices et dans un grand agrément que tout cela se serait produit de la manière dont les deux semences de l’homme et de la femme reçoivent un aspect délicieux dans leur conjonction : ainsi même la grossesse et la naissance magiques auraient été une image virginale, tout à fait selon le prototype.
& 11 – Ce qui ensuite, après qu’à Adam le principe féminin de Vénus eut été retiré pour prendre la forme d’une femme, dut se produire avec crainte, douleur, souffrance et peine, ainsi que Dieu le dit à Eve : « Je te créerai bien des douleurs quand tu seras grosse et tu devras désormais enfanter dans la souffrance et ta volonté sera subordonnée à ton mari. » Pourquoi ? Parce qu’elle était un rejeton de la volonté masculine. Eve était la moitié d’Adam, la partie dans laquelle Adam devait s’aimer et s’engrosser ; elle lui fut ôtée pendant le sommeil quand il ne se montra pas à la hauteur de l’épreuve et formée en une femme. Aussi lorsqu’il l’a aperçue, Adam s’écria : « On l’appellera homme-femelle[2] « Männin ». puisqu’elle a été retirée de l’homme. »
& 12 – Les hommes auraient marché nus sur la terre, car le Céleste compénétrait l’Extérieur et était son vêtement : et il allait dans une grande beauté, joie et plaisir, dans un cœur enfantin. Il aurait bu et mangé magiquement, non dans le corps comme maintenant, mais dans la bouche où était la séparation car le fruit du Paradis était aussi ainsi.
& 13 – Tout était fait pour l’amuser, il n’y avait pas de sommeil en lui, la nuit n’était pour lui que le jour : car il voyait avec des yeux glorieux dans sa propre lumière ; l’homme intérieur, œil intérieur, voyait à travers l’extérieur ; de même que dans l’autre monde nous n’aurons pas besoin de soleil, car nous verrons dans la vision divine, dans la lumière de notre propre nature. Ni chaleur ni froid ne l’auraient éprouvé, nul hiver n’aurait sévi sur la terre car au Paradis tout était harmonieusement accordé.
& 1 4 – Le principe de la terre était leur jouet, ils auraient eu pour jouets tous les métaux jusqu’à ce que Dieu eût transformé le monde extérieur : il n’y aurait eu en eux ni crainte ni peur non plus qu’aucune loi ordonnant ou défendant, car tout leur aurait été permis. Adam eût été leur grand-prince et ils auraient vécu dans le monde et pourtant aussi dans le ciel, dans les deux mondes à la fois ; le Paradis aurait régné de par le monde entier.
& 15 – Mais parce que la Providence divine savait bien qu’Adam ne subirait pas victorieusement l’épreuve, la terre ayant été corrompue par son précédent prince, en ce que la colère de Dieu s’était suscitée et avait saisi l’être pour l’imprégner ; Dieu créa toutes sortes de fruits et d’animaux, également toutes sortes de remèdes pour les futures maladies des hommes, de plus toutes sortes d’aliments, afin que l’homme pût trouver sa nourriture sur la terre, de même que son vêtement.
& 16 – Car il avait décidé d’envoyer un autre prince, par l’entremise duquel il voulait rédimer l’homme de sa maladie et du trépas et justifier et balayer la terre, et la réintroduire en sainteté, telle qu’elle était quand Lucifer était un ange, avant de pénétrer dans une telle créature.
& 17 – Et seul Adam fut créé en tant qu’image de Dieu, laquelle devait être éternelle ; et quoique Dieu eût su dans Sa colère que l’homme succomberait, Dieu savait également dans Son amour qu’il existait quelqu’un qui le ferait renaître et auquel ce hiérarquat devait être remis en possession souveraine aux lieu et place de Lucifer.
& 18 – Mais afin que la chute ne provînt pas de la décision de Dieu, Dieu a créé l’homme et l’a parfaitement placé dans le Paradis et lui a interdit le désir mensonger que le Diable provoqua par sa fausse imagination et son appétit menteur grâce au limon de la terre qui formait le corps extérieur d’Adam.
& 19 – Et Adam vécut en tentation pendant quarante jours au Paradis avant que Dieu eût tiré de lui la femme ; s’il avait subi victorieusement l’épreuve, Dieu aurait ainsi confirmé pour l’éternité.
& 20 – Mais si je parle de quarante jours, contre la coutume des autres auteurs, ce dont nous avons connaissance et motif, je ne le fais pas par vain caprice, mais en vertu d’une autre connaissance dont nous voulons vous donner aussi un exemple : a) chez Moïse sur le mont Sinaï, quand Dieu lui donna la loi ; cela se produisit en quarante jours et Israël fut tenté de quitter l’obéissance à Dieu. Mais parce qu’ils avaient élevé un veau comme idole et abandonné Dieu, Moïse dut briser les premières tables de la loi, ce qui indique le premier Adam dans la loi divine à laquelle il fut infidèle : aussi celle-ci fut-elle également brisée pour lui et il tomba dans la destruction de son corps, de même que Moïse brisa les tables de la Loi et que Dieu donna à Moïse un autre écrit sur une boule.
& 21 – Laquelle désigne le second Adam (Christ) qui devait ramener le premier et instaurer et inscrire sa loi dans la boule de son cœur, dans sa vie, dans l’humanité, avec l’esprit vivant dans le doux nom de Jésus. C’est ainsi que fut également écrite la nouvelle loi, dans laquelle l’amour de Dieu voulait briser Son courroux, dont l’Alliance dans la loi était un symbole, ainsi qu’il sera plus tard mentionné à propos de Moïse.
& 22 – b) L’autre allégorie d’Adam au Paradis ce sont les quarante jours dans le désert pendant lesquels Israël dans la loi fut tenté avec la manne céleste, pour savoir s’il serait obéissant à Dieu afin que Sa colère n’en dévorât pas tant.
& 23 – c) La troisième allégorie est la véritable, lors de la dure épreuve que subit Adam en la personne de Christ dans le désert, quand celui-ci en lieu et place d’Adam subit l’épreuve de la tentation du Diable et de la colère de Dieu. Et pendant ces quarante jours il mangea magiquement, pour ainsi dire du Verbum Domini, dans lequel Adam fut également tenté pour voir s’il voulait s’en remettre totalement à la volonté divine. Christ fut tenté à la place d’Adam dans la tentation d’Adam et fut tenté avec tout ce dans quoi Adam fut tenté, ainsi que nous le mentionnerons plus loin.
& 24 – d) La quatrième allégorie ce sont les quarante heures de Christ dans le tombeau pendant lesquelles il réveilla Adam de son premier sommeil ; e) La cinquième allégorie ce sont les quarante jours de Christ après sa résurrection au cours de la dernière épreuve, pendant laquelle l’humanité fut une ultime fois tentée, pour voir si elle subirait victorieusement l’épreuve et s’en remettrait totalement à Dieu, parce que la mort était brisée et que la vie intérieure de l’homme était re-née en Dieu.
& 25 – Ces cinq allégories font partie des cinq degrés de la nature, depuis la première forme de la nature jusqu’à la cinquième, qui est le principe sacré de la naissance d’amour. Si cela ne menaçait d’être trop long, nous expliquerions cela clairement : mais nous y reviendrons en temps opportun.
& 26 – Pendant ces quarante jours Adam dans son innocence a subi victorieusement l’épreuve pour savoir s’il voulait et pouvait être capable de posséder le trône de Lucifer, en hiérarque et prince de Dieu. Mais parce que Dieu savait qu’il ne le serait pas, il avait décidé de s’animer avec son profond amour dans cette image adamique et angélique de l’homme saint et intérieur, lequel disparut en Adam et de le faire renaître dans la semence de la femme, entendez par là dans la semence du désir amoureux dans lequel Adam devait s’engrosser et engendrer magiquement. En cette semence reposait le but promis de l’Alliance avec Christ, lequel devait ramener l’image de l’ange, l’homme divin, ce qui arriva effectivement.
& 27 – Pendant ces quarante jours Adam, l’âme d’Adam, fut tenté dans la chair entre trois principes ; car chaque principe attirait l’âme dans la chair et voulait commander ; chacun voulait avoir l’hégémonie.
& 28 – Ce fut la véritable épreuve qui montra ce que ferait la libre volonté des âmes, si elle voulait rester dans l’harmonie divine ou se laisser aller à l’égoïsme ; ici il fut tenté en âme et en corps et attiré par les trois principes : chacun voulait avec lui produire ses merveilles.
& 29 – Non qu’en Adam les principes se trouvassent en un poids et une mesure inégaux ; en lui ils étaient en un poids égal mais non pas en dehors de lui; ici aussi le démon s’activa avec le premier principe dans l’ire divine, avec le désir mensonger, et introduisit constamment ses imaginations dans l’âme et la chair extérieures, le limon de la terre, et dans le premier principe, la propriété ignée de l’âme, dans la nature éternelle, ce dont le premier principe fut poussé dans l’âme à se mirer dans l’imagination du démon, à se contempler dans la naissance magique, afin de voir comment et ce qu’étaient le Bien et le Mal, quel goût avait la dissemblance des qualités; ce fut la cause de la naissance du, désir dans l’âme.
& 30 – Je veux dire : c’est dans la partie extérieure de l’âme que surgit le désir terrestre de manger des nombreuses sortes de propriétés de la douleur ; et dans la partie intérieure ignée de l’âme naquit le désir d’orgueil, le désir de connaître et de goûter le Bien et le Mal, de vouloir être semblable à Dieu, ce que fit également le démon, lorsqu’il voulut être un artiste créateur dans la naissance magique, et ce dont Adam ressentit alors également la concupiscence.
& 31 – Quoique Adam ne désirât pas goûter le premier principe comme l’avait fait Lucifer : car sa concupiscence ne tendait qu’à connaître et à goûter le Bien et le Mal, en tant que vanité de la terre ; l’âme extérieure était éveillée, en sorte que la faim se tourna vers la Mère dont elle avait été tirée et fut introduite en une autre douleur.
& 32 – Et lorsque cette faim de manger du Bien et du Mal pénétra dans la terre, le désir produisit dans le Fiat l’arbre de tentation et le présenta à Adam ; c’est alors que survint la stricte interdiction de Dieu qui dit à Adam : « Tu ne mangeras pas de cet arbre de la connaissance du Bien et du Mal ; le jour où tu en mangerais, tu devrais mourir de la mort. » (Gen., II, 17.)
& 33 – Et Adam n’en mangea d’ailleurs pas avec la bouche, mais seulement en imagination ou en désir ; le principe céleste en disparut, désir qui résidait en un amour ardent et c’est le principe terrestre qui s’éveilla dans la propriété de l’âme extérieure et qui obscurcit l’image céleste.
& 34 – C’en était donc fait de la naissance magique et elle ne pouvait subsister; quoique Adam se trouvât au Paradis, cela ne lui servait néanmoins de rien; car dans l’imagination ou faim du Bien et du Mal s’éveilla en lui l’homme extérieur qui reçut l’autorité ; alors la belle image d’Adam s’évanouit et son action s’arrêta peu à peu, car le principe céleste était prisonnier du désir terrestre : car le désir extérieur mit en soi son empreinte sur l’être provenant de la vanité, ce dont l’homme fut obscurci et perdit ses yeux et sa vision clairs et perpétuels qui étaient de l’essence divine dans laquelle il avait précédemment vu.
& 35 – C’est ainsi que Moïse dit que Dieu prononça ces paroles : « Il n’est pas bon que cet homme soit seul, nous allons lui faire une auxiliaire qui lui tiendra compagnie. » (Gen., II, 18.) Quand Dieu eut créé toutes les créatures avec la création entière, dit Moïse, alors il regarda ce qu’il avait fait et, voyez, tout était fort bon ; et il confirma toutes choses et leur permit de se reproduire. Mais alors il dit de l’homme qu’il n’était pas bon qu’il fût seul. En effet, il prévoyait sa chute lamentable et qu’il ne pourrait se reproduire magiquement par lui-même et il dit : « Nous voulons lui faire une auxiliaire. »
Mysterium magnum chap. 18
trad. N. Berdiaeff, Aubier-Montaigne, 1945 (4 vol.), p. 186-195. Réédité en 2 vol. chez Arma Artis en 2008.
Notes :





