Événement, un nouveau livre sur Louis-Claude de Saint-Martin :
Le Mot et le Verbe – Méditations sur le langage et la parole poétique dans l’œuvre de Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803)
Nicole Jacques-Lefèvre
Présentation de l’éditeur
Le Siècle des Lumières est connu pour avoir aussi été celui de l’Illuminisme, dont Saint-Martin, le Philosophe inconnu, fut l’un des plus importants représentants. Cette étude souligne son originalité. Proclamant son indépendance par rapport aux croyances et institutions, franc-maçonnerie comprise, et entretenant avec la philosophie des Lumières une relation complexe, il a placé le langage et l’écriture poétique au centre de sa réflexion, et vu dans la Révolution française l’émergence d’une ère de régénération sociale et universelle. En tête du volume, une autobiographie de Saint-Martin, construite à partir de citations de sa correspondance et de son Portrait, permet de mieux le situer dans l’époque tumultueuse qui fut la sienne.

Éditions / Hermann, 496 pages
Échanges Littéraires 15.2 x 22.9 cm Prix : 45 €
Date de publication : 26.02.2025
L’auteur
Nicole Jacques-Lefèvre, professeure des Universités émérite, est spécialiste de la littérature du XVIIIe siècle, de Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803) et des discours démonologiques. Elle a publié dans ces domaines de nombreux articles, études et éditions critiques. (Voir sa bibliographie.) Elle a dirigé à l’ENS Fontenay-Saint-Cloud le Centre de recherche Littérature et Discours du Savoir, et l’équipe pluridisciplinaire Histoire critique de la sorcellerie.
Secrétaire générale de la Société des Amis de Saint-Martin, depuis sa fondation en 1975 jusqu’en 1990, elle a dirigé la publication des Cahiers de Saint-Martin, organe de cette Société, aux côtés d’Antoine Faivre, Léon Cellier, Annie Becq… (voir les Cahiers de Saint-Martin, 8 numéros, de 1976 à 1990). Parmi ses nombreuses publications figure, Louis-Claude de Saint-Martin, le Philosophe inconnu, un ouvrage publié en 2003 chez Dervy, [voir ce livre]. Pour ce qui est du domaine de la démonologie, on se reportera à sa dernière publication, Démonologie littéraire et autres sorcelleries, Rationalité et imagination (1436-1862), Hermann, 2022. La publication de son nouvel ouvrage Le Mot et le Verbe – Méditations sur le langage et la parole poétique dans l’œuvre de Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803) constitue un événement important dans le domaine des études saint-martiniennes, domaine dont elle est la meilleure spécialiste.
Table des matières
Avant- propos : Le goût des marges, p. 7
Introduction, p. 13
Éléments (auto-)biographiques. Saint-Martin par lui-même, p.21-116
1e – L’horizon saint-martinien. Une stratégie dans le siècle
I. Les deux maîtres de Saint-Martin : Martinès de Pasqually et Jacob Bœhme
- Saint-Martin juge de ses maîtres, p. 117
- Le refus de la théurgie cérémonielle : la voie intime, p. 118
- De Martines à Bœhme : du germe au fruit, ou du spirituel au divin, p. 123
- L’imprégnation bœhmienne : du bon usage de la traduction, p. 126
- L’héritage martinésien, p. 131
- Les fondements martinésiens de la philosophie du langage, p. 131
- Du commentaire de l’Écriture sainte à l’écriture saint-martienne, p. 145
- L’Adam saint-martinien. De la légitimité du savoir, et de la conception de la faute, p. 152
II. Voix divine et discours religieux, p. 173
- Saint-Martin et la religion révélée, p. 173
- Catholicisme et « véritable christianisme », p. 185
- Le Christ saint-martinien et la question de l’Eucharistie, p. 191
III. Saint-Martin et les Lumières, p. 195
- Des « frères ennemis » ? p. 196
- Jugements particuliers, p. 201
- Voltaire, p. 201
- Rousseau, p. 202
IV. Les fins d’une recherche. Le travail de l’écrivain
- Une pratique d’éveil, p. 205
- L’écriture miroir, p. 206
- Conditions historiques de l’écriture saint-martinienne, p. 209
- Du bon usage des sciences, p. 213
- Du public à l’intime : le rapport au lecteur, p.218
2e – Sémiologie. L’homme, les signes et la langue
V. Des signes, p. 225
VI. La langue. Problèmes généraux
- Préliminaires. Les conditions de la réflexion, p. 231
- Définition et fonction du langage, p. 234
- Langue interne et langue externe, p. 238
- De l’antériorité des signes ou des idées, p. 239
- La langue secrète ? p. 244
VII. Le problème de la langue originelle
- Une langue sensible, p. 249
- Le signe naturel et le langage d’action, p. 251
- L’apprentissage de la langue, p. 257
- Nécessité d’une « réaction », p.257
- « L’apprentissage » de la langue originelle, p. 260
VIII. De la langue originelle aux langues historiques
- Dégénérescence et multiplication des langues, p. 267
- Dégénérescence, p. 267
- L’invention des langues actuelles. L’arbitraire du signe, p. 271
- Restauration, p. 276
- Babel et Pentecôte, p. 279
- Des langues historiques, p. 284
- Relation des langues historiques à la langue vraie, p. 284
- De l’admiration, p. 288
- Le problème de l’hébreu, p. 292
- De quelques langues conventionnelles, p. 295
IX. Grammaire
- La grammaires comme structure analogue à l’esprit humain, p. 299
- L’analyse du discours, p. 302
- Hiérarchie des parties du discours, p. 302
- L’importance du verbe, p. 302
- De l’ordre préférentiel des parties du discours, p. 308
3e – Poétique. La fermentation et la crise
X. De la « linguistique » à la poétique, p. 313
- Des activités humaines comme pratique de la langue vraie, p. 314
- Présence de la langue originelle, p. 314
- Des nombres, p. 315
- De la vraie langue, p. 323
- Parole et écriture, p. 326
- Les sciences et les arts, p. 334
- Deux productions humaines privilégiées : la peinture et la musique, p. 342
- La peinture, ou les dangers de la représentation, p. 342
- La musique, ou la beauté de la dissonance, p. 345
XI. Misères et grandeur de la poésie
- Éloge et critique de la poésie, p. 354
- La « plus sublime des facultés de l’homme », p. 354
- Prostitution et asservissement aux règles, p. 258
- Du génie et des règles, p. 362
- Du style et des règles, ou le poète enchaîné, p. 362
- Du génie, p. 366
- L’écriture poétique et ses modèles, p. 371
- Le modèle oriental, ou l’énergie de l’écriture, p. 371
- Causes de l’affaiblissement de l’écriture, et remèdes possibles, p. 374
- Éloge de l’image, p. 377
- Le travail sur la langue, ou les fructueuses angoisses de la parole, p. 379
- « Véritable littérature » et religion, p. 379
- Une littérature de l’intime ? p. 386
- Littérature et « véritable christianisme », p. 388
- Du sublime, p. 390
- Le poète et l’avenir, p. 394
XII. Théories de la création
- La création divine ou la succession des miroirs, p. 397
- Sophia, miroir des formes et terre des régénérations spirituelles, p. 402
- L’homme créateur, p. 414
- Imagination et miroir, p. 414
- Le moment créateur, p. 415
- La Révolution française. Crise, énergie et parole, p. 420
- Lectures de la Révolution, p, 420
- La Révolution, manifestation de la justice et réveil de l’énergie, p. 423
- La Révolution et l’avenir, p. 429
- Le ministère de la parole, p. 432
- Un ministère humain, p. 433
- Un ministère cosmique : de la nature et des esprits angéliques, p. 439
- Faire sabbatiser la Parole, p. 446
- Représentations de l’écrivain, p. 449
- Jacob Bœhme, ou la figure de l’écrivain créateur, p. 449
- Jean-Jacques Rousseau, le double imaginaire, p. 452
- Louis-Claude de Saint-Martin écrivain, p. 455
Conclusion. De l’homme de désir à l’homme de parole, p. 467
Bibliographie saint-martinienne, p. 475
I. Œuvres de Louis-Claude de Saint-Martin
- Œuvres publiées du vivant de l’auteur, p. 475
- Œuvres posthumes, p. 477
- Traductions, p. 479
- Correspondance, p. 480
II. Principaux ouvrages et articles critiques
- Ouvrages et articles consacrés à Saint-Martin, p. 482
- XVIIIe-XIXe siècle, p. 482
- XXe-XXIe siècle, p. 484
- Ouvrages collectifs, p. 490
- Ouvrages et articles faisant référence à Saint-Martin, p. 491
Index nominum, p. 499
Table des matières, p. 507




