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Dom Pernety et les illuminés d'Avignon [1 | 2 | 3 ]

Notes :

13. Weysen,  Alfred, L’ile des veilleurs, t. I, Paris, Robert Laffont, 1986.

14. Encore une balourdise. Il n’existe pas de Pernéty-Verger, mais c’est bien un Vaucrose se faisant appeler aussi Vernéty et d’un sieur Verger qui tous deux rendirent visite à J.B. Willermoz ! (A. Viatte, op. cit. t. II, p. 311)

 

15. Dermenghen, Emile, Les Sommeils, Paris, 1926, p. 72-73.

 

16. Ce qui ne semble pas être le cas de son frère, Pierre-Jacques Willermoz, médecin, « influencé personnellement par l’Alchimiste Dom Pernety » nous renseigne Antoine Faivre. L’Ésotérisme au XVIIIe siècle en France et en Allemagne, Paris, Seghers, 1973, p. 154.

 

17. Louis-Marie-François de la Forest, comte de Divonne, dit Lodoïk, mérite à lui seul bien davantage que de citer ici son nom, mais déborderait du cadre de cet article. Souvenons-en, en attendant que quelqu’un d’autre plus qualifié que moi honore d’un article de fond cet ami intime de Saint-Martin !

 

18. Comte d’Ostap, dit Gabrianka. Disciple de Dom Pernety, futur entraîneur avec Ottavio Capelli, d’une dissidence établie distinctement en Avignon, « Le Nouvel Israël ».

 

 

Notons au passage Vaucroze pour Vaucrose, ce qui là, n’est point une erreur puisque l’orthographe de ce nom propre change au gré du temps, Vernetti-Vaucroze, Vernety-Vaucrose, Vernetz-Vaucrose [12], Valcroze parfois ce qui fait prétendre à Alfred Weysen bien des hypothèses discutables [13] sur lesquelles nous ne discuterons pas dans le cadre de cet article. Mais il fallait l’écrire pour empêcher toute nouvelle confusion, il en suffit déjà !

Pour preuve, Vernetti-Vaucroze qui est vraisemblablement le Pernety-Verger [14] qui aurait visité Willermoz à son domicile en 1798 [15] alors que Dom Pernety est mort en 1796 (le 25 vendémiaire an V comme l’indique son acte de décès en Avignon, et non en 1802 à Valence, ou en 1801 comme l’affirme une célèbre encyclopédie en ligne).

Il est vrai que Jean Baptiste Willermoz s’enquit discrètement des travaux menés en Avignon (et/ou Bédarrides, mais ceci sera ultérieurement  développé dans un second volet) ce à quoi Jean-André Périsse-Duluc et avant lui Thieman s’employèrent. Mais le Grand Maître des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte, échaudé par l’affaire récente de l’Agent Inconnu restera à l’écart [16]. Périsse-Duluc, Gombault, Friedrich von Berend Thieman, Louis-Marie-François de la Forest, comte de Divonne [17] des amis proches de Saint-Martin ! Il y en eu d’autres : la duchesse de Wurtenberg et ses fils Ferdinand et Jean. Ce dernier, en compagnie de Reuterlhom (neveu d’Emmanuel Swedenborg) et de Divonne se fit initier par Gabrianka [18]. L’on peut donc avancer sans prétention que Saint-Martin à suivi de près cette affaire tout en adoptant l’attitude sage qui a mené son ami Willermoz à la réserve. L’on n’en saura guère plus !

« Cette partie du domaine aujourd’hui complètement inaccessible à la visite et invisible aux regards ! » m’a dit la propriétaire du Mont Thabor. Je ne peux pas m’y résoudre. Si cet édifice est en dessous de la propriété, donc à flanc de la colline, l’on doit pouvoir sinon y accéder, au moins l’entrevoir ! Je m’infiltre à travers le lotissement construit au bas, établis quelques repaires : là ! Favorisé par la saison hivernale, je découvre à travers les branches de la futaie, l’orangerie !

Le laboratoire

M’y voici enfin… j’imagine le cadre tel qu’il devait se présenter au XVIIIe, les allées et venues de cavaliers ou d’attelages qui amenèrent ici des Marquis de Vaucroze, Divonne et Thieman, la Duchesse en famille, on l’a vu, mais aussi le chevalier (ou baron, qu’importe) Aimée-Bourrée de Corberon, Cappelli, La Richardière, Montpezat, Tardy de Beaufort, de Chaix de Sourcesol, les barons de Noves et de Bournissac, Esprit Calvet (le fondateur du musée Calvet en Avignon, qui conserve les procès-verbaux des manifestations de La Sainte-Parole) Philibert Guyton de Morveau, dit Brumore très certainement et combien d’autres encore !

La pluie a cessé, dans la campagne s’inscrit la courbe d’un magnifique arc-en-ciel !

Xavier Cuvelier-Roy          

                                                                       Bédarrides,  16 janvier 2007.

                                                                       Le Barcares, 31 janvier 2007.

 

 

 

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