
XVIIIe siècle
Le XVIIIe siècle est une période charnière, il voit apparaître la franc-maçonnerie avec ses hauts-grades et le magnétisme. Les sciences y triomphent, et la philosophie, notamment le sensualisme, s'oriente vers l'athéisme. Enfin, la Révolution avec l'abolition de la noblesse et l'avènement de la République, bouleverse l'équilibre d'une société où l'industrie fait ses premiers pas. C'est dans cette époque, riche et troublée, que le Philosophe inconnu exerce son ministère.
La Révolution
Interprétations eschatologiques de la Révolution française
Nicole
Jacques-Lefèvre, l'une des meilleurs spécialistes
actuels de la pensée de Saint-Martin, nous montre ici la manière
dont le Philosophe inconnu analyse ce qui fut un bouleversement considérable à son époque
: la Révolution française. Saint-Martin la regarde comme un événement
providentiel, « le signe éminemment positif de l’entrée
dans une ère nouvelle. Elle est à la fois refondation et annonce
d’une création continuée, ouvrant une voie de régénération
pour l’homme et l’univers. »
Nicole Jacques-Lefèvre
Saint-Martin et la Révolution française
La
Révolution fait l'objet d'une mention directe dans plus de cinquante articles
du Portrait histoirque et philosophique, le journal
de Louis-Claude de Saint-Martin. En utilisant ces textes et de la Correspondance du
théosophe avec Kirchberger, Kiwahito Konno étudie l'évolution de ses positions
envers la Révolution.
Kiwahito Konno
Quelles sont les institutions les plus propres à fonder la morale d’un peuple ?
Après avoir passé en revue les divers moyens qui peuvent plus ou moins tendre à ce but, Saint-Martin montre leur insuffisance dans son ouvrage Quelles sont les institutions les plus propres à fonder la morale d’un peuple ? Pour le Philosophe inconnu, tout législateur se doit d'asseoir la morale sur les bases intimes de la nature de l'homme, et tout gouvernement n'en être que le résultat mis en action. Ce texte peut-il éclairer l'homme du XXIe siècle ?
Louis-Claude de Saint-Martin
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le texte (Pdf)
Études
Un témoignage sur l'esclavage à Saint-Domingue : Le magnétisme à Cap-Français
Alors que les plus grands auteurs du XVIIIe siècle se sont appliqués à dénoncer cette exploitation honteuse de l’humanité, tels Rousseau, Voltaire et Diderot, les théosophes ne se sont guère exprimés sur cette pratique. Nous ne prétendons pas approfondir ici ce thème, que nombre d’ouvrages ont étudié en détail. Nous nous contenterons d’évoquer les noms de quelques hommes qui, sans être des théosophes majeurs, ont pris position contre l’esclavage.
Un aventurier de la parole perdue : Antoine Court de Gébelin.
Ce texte est en grande partie inspiré de deux ouvrages d'Anne-Marie Mercier-Faivre consacrés à Antoine Court de Gébelin : Un supplément à « L'Encyclopédie » : Le « Monde primitif » d'Antoine Court de Gébelin, Paris, Honoré Champion, collection « Les Dix-Huitièmes Siècles » (1999), et « Antoine Court de Gébelin et le mythe des origines », in Porset, Charles et Révauger, Cécile, Franc-Maçonnerie et religions dans l'Europe des Lumières, Paris, Honoré Champion, collection « Les Dix-Huitièmes Siècles », (1998).
Marie Frantz
L'illuminisme et la genèse du romantisme français
(Extrait de la Revue d'histoire de l'Église de France, 1928, vol. 14, n° 65)
La souplesse de la vie échappe nos classifications. Si des raisons didactiques nous obligent à les maintenir, si des disciplines séparées s'imposent, elles s'éclairent mutuellement ; oublier cette interdépendance serait fausser les perspectives. Un mouvement tel que l'illuminisme nous offre un intérêt multiple. L'historien de la société décrira les chapelles secrètes du XVIIIe et tentera de débrouiller la question controversée de leurs rapports avec la Révolution ; l'historien de la philosophie montrera dans leurs doctrines la déviation de certaines tendances protestantes, la dégénérescence du platonisme et comme une renaissance du gnosticisme ; l'historien des lettres y dépeindra l'un des éléments qui transformèrent la psychologie française à l'aube du romantisme : il nous y fera voir un aspect inédit du « mal du siècle au temps de Werther, de ce renouveau de mysticisme, dans tous les sens du mot, qui prépare l'éclosion du lyrisme. Mais ils sauront que ces divers points de vue se compénètrent, et représentent autant de branches d'une même science : l'histoire de l'esprit humain.
Auguste Viatte
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l'article (site Persée)
Les origines françaises du spiritisme
(Extrait de la Revue d'histoire de l'Église de France, 1935, vol. 21, n° 90)
Auguste Viatte évoque ici le cheminement entre le magnétisme du XVIIIe et le spiritisme du XIXe siècle : 1. Le mesmérisme, interrompu par là Révolution, reprend avec Deleuze, sous une forme médicale. 2. Les magnétiseurs spiritualistes lui donnent bientôt une allure religieuse et se groupent en sociétés mystiques. 3. Après 1840, Du Potet dirige l'offensive des magnétiseurs : leur propagande littéraire; leurs controverses avec des ecclésiastiques; leurs principaux chefs: Delaage, J.-A. Gentil, Olivier, Cahagnet, et leurs systèmes. 4. Le pré-spiritisme : vers la notion de corps astral et la pratique des tables tournantes. 5. Le spiritisme, importé d'Amérique en 1853, doit beaucoup au magnétisme, mais se pose immédiatement en rival, et triomphe, après un duel qui se prolonge jusque vers 1860.
Auguste Viatte
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l'article (site Persée)
Franc-maçonnerie
L'Ordre des Élus coëns (voir Martinès de Pasqually)
L'Ordre
fondé par Martinès de Pasqually est une société initiatique mystique structurée
autour d'un système théosophique très particulier. Sa mystique est chrétienne,
mais dans un sens particulier, car son christianisme est teinté de judéo-christianisme,
elle n'est pas une simple spéculation mais conduit à une pratique.
Cette mise en œuvre s'appuie sur une magie divine, une théurgie.
Dominique Clairembault
La naissance de la franc-maçonnerie.
(En préparation)
La franc-maçonnerie féminine
(En préparation)
Dom Pernety et les Illuminés d'Avignon : Le Mystère du Mont Thabor
Les Illuminés de Berlin, à ne pas confondre avec les brûlants Illuminés de Bavière, se sont fixés en Avignon fin 1784, d’où l’appellation qui désormais fera marque dans l’histoire : Les Illuminés d’Avignon. Il s’en fallut de peu que ce soit Les Illuminés de Bédarrides [1], puisque c’est aux abords de cette localité du Vaucluse qu’en réalité Dom Antoine Pernety, ancien compagnon de Voyage de Bougainville, ex bibliothécaire de Frédéric II s’est réellement installé.
Xavier Cuvelier-Roy
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