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Le
Ministère
de l'homme-esprit (1802) |
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L'objet de ce livre est de montrer comment l'homme-esprit (ou exerçant un ministère spirituel) peut s'améliorer, et régénérer lui-même et les autres, en rendant la Parole ou le Logos (le Verbe) à l'homme et à la nature. C'est dans cette Parole que Saint-Martin, plein de la doctrine et des sentiments de Jacob Boehme, puise la vie dont il anime ici ses raisonnements et son style. Cependant, cet ouvrage, quoique plus clair en général que les précédents, est encore, dans plusieurs endroits, trop éloigné des idées humaines, pour être pleinement conçu et senti. La grande amélioration que le théosophe propose, consiste dans le développement radical de notre essence intime. Tous ses écrits reposent plus ou moins sur cette base : mais, en résumé, le Tableau naturel, établissant, pour l'œuvre de la régénération, la nécessité d'un Réparateur, a fait voir la grandeur du sacrifice dans lequel la victime s'est immolée elle-même, au lieu des holocaustes sanglants qui avaient lieu auparavant. L'Homme de désir a montré que le sang de cette victime étant esprit et vie, la miséricorde se trouvait ainsi réunie à la justice. Le Ministère de l'homme-esprit apprend enfin à opérer en lui-même l'action du réparateur, en s'immolant, à son exemple, pour se séparer du règne matériel, organe du mal ; la renaissance de l'homme par cette voie où Jacob Boehme est entré si profondément selon Saint-Martin, étant bien préférable aux voies qu'ouvrent les visions contemplatives des mystiques, ou les manifestations sensibles produites, soit par l'exaltation de l'âme chez Swedenborg, soit par l'assoupissement des sens corporels dans le magnétisme somnambulique. (J.-B.-M. Gence.) |
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