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De
l'esprit des choses (1800) |
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Notre philosophe pensait qu'il devait y avoir une raison à tout ce qui existait, et que l'œil interne de l'observateur en était le juge. Il considère ainsi l'homme comme ayant en lui un miroir vivant, qui lui réfléchit tous les objets, et qui le porte à tout voir et à tout connaître : mais ce miroir vivant étant lui-même un reflet de la Divinité, c'est par cette lumière que l'homme acquiert des idées saines, et qu'il découvre l'éternelle nature dont parle Jacob Boehme. Cet ouvrage est sans doute celui des révélations naturelles, dont l'auteur annonçait le projet en 1797 à Kirchberger, et au sujet duquel celui-ci conseillait à Saint-Martin de supprimer tout ce qui pouvait sentir le mystère. Mais ce que Jacob Boehme avait pu, d'après ses notions a priori, esquisser en grand, Saint-Martin, avec toute la mesure de ses connaissances propres ou acquises, pouvait-il le développer en détail d'une manière toujours claire et intelligible ? Si l'anthropologie, dont nous savons que s'occupe un de ses disciples, secondé de tout ce que les connaissances modernes ont pu découvrir, embrassait les principes applicables aux diverses branches de la science de l'homme physique, moral et intellectuel, c'est alors qu'on aurait en effet un véritable esprit des choses. (J.-B.-M. Gence.)
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