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Notes :

  1. Un éditeur « en ligne » propose  un Traité de Louis-Claude de Saint-Martin, un second l’original…, un troisième l’orne du portrait fantaisiste et pour le moins quelque peu antisémite de Martinés de Pasqually !
  2. En regrettant d’avoir privilégié celle écrite par Papus, en ignorant complètement le travail de van Rijnberk, d’où nos réserves.

 

 

10. La première édition numérique à l’achat sur internet, 2006

Internet procure, sur certains sites, des éditions (sur base Philippon) dont la majorité sont défectueuses. C’est affaire de professionnels et nous ne saurions trop avertir nos lecteurs d’y prendre garde. Le Traité n’est guère facile à « saisir » ! [1]

Recommandons très particulièrement :

Le site Gallica de la Bibliothèque Nationale de France présente une version numérique de l’édition Philippon (celle de 1899). La date de mise en ligne n’est pas indiquée, mais la validité est certaine puisqu’il s’agit d’un fac-similé de l’édition Philippon (celle de 1899).

imageLes Éditions de l’Arbre d’Or proposent à la vente, un fichier Pdf de 208 pages qui reprend l'édition (désuète) publiée en 1899 chez Chacornac. La réédition proposée ici offre un double intérêt : grâce aux outils de recherche que permet le format PDF, elle constitue en effet un instrument d'étude appréciable pour ceux qui souhaitent approfondir l'œuvre du premier maître de Louis-Claude de Saint Martin. Le titre est défectueux, sans référence à l’éditeur de source.

L'autre intérêt est qu'elle propose deux textes importants en relation avec le Traité. Le premier est la « Notice historique sur le martinésisme et le martinisme, par un Chevalier de la Rose Croissante ». Ce texte figurait déjà en introduction de l'édition de 1899. On s'étonnera toutefois de le voir en introduction, car il figure également dans le second texte proposé dans ce volume, les « Notes sur le martinésisme et le martinisme ». Ce dernier, qui fut publié par Jacques Brieu dans le Mercure de France en avril-juin 1899, se veut une critique du texte d’Albéric Thomas.

11. Une édition anglaise désastreuse, 2007

livreSeptentrione Books, éditeur anglais, vient de publier une traduction en anglais du Traité. La couverture, à elle seule, représentant un faux portrait de Martinés de Pasqually nous découragerait d’aller plus en avant si l’objectivité de notre étude ne nous imposait d’en faire état.

Certes, son traducteur Trevor Stewart nous paraît fort méritant pour y « avoir passé sept ans, nous confie-t-il, à partir de sources diverses (sic) dont une manuscrite (sans l’indiquer) ».

Hélas, il s’est aussi autorisé à résumer, supprimer et plus grave encore, à simplifier… ou du moins, le pense-t-il naïvement. Nous le croyons sincère puisque son désir avoué était de mettre à disposition des chercheurs un outil davantage « clair et facile à la lecture, plutôt que fidèle et précis ». Traduire « quatriple» par « quadruple », ou « dénaire » par « deux », même s’il avoue avoir voulu « ouvrir le texte à l’intention d’un public plus large », cela nous parait pour le moins dangereux.

12. Enfin, une édition en langue allemande !

livreDe l’avis même du traducteur, Roland Marthaler, il aura fallu attendre « 237 ans pour que cet ouvrage [ne paraisse en langue allemande] écrit en 1770 par Martinès de Pasqually et l’un de ses élèves, Louis-Claude de Saint-Martin ». Si l’on ne reprendra pas à notre compte cette affirmation, il semble en effet que le Traité n’ait jamais été traduit avant !

L’éditeur, Novalis,  nous a produit une reprise de l’édition Philippon de 1899, qu’il a retravaillé en découpant le texte en 438 paragraphes avec titres de son cru (Robert Amadou s’était contenté de 284) et ponctuation moderne.

Une « Introduction du Traducteur » résume brièvement la biographie [2] de Martinès de Pasqually, tandis qu’un « Appendice » nous expose l’interprétation Jean-Baptiste Willermoz sur la Figure universelle que l’on trouve en fin de volume. Pas de table de lecture, mais reproduction du Grand-sceau de l’ordre, du cachet personnel du grand-maître et une reproduction de sa signature.
L’édition est soignée, couverture pelliculée avec une vignette représentant un… phènix, papier de qualité, mise en page parfaite.

13. Une surprenante édition japonaise, 2008

imageAvec l'aide de Mitsuaki HASEGAWA, le professeur Kiwahito KONNO, connu pour ses travaux sur l’illuminisme et ses traductions en japonais de Louis-Claude de Saint-Martin, vient de publier deux textes fondamentaux réunis en un seul volume, le Traité sur la réintégration des êtres, suivi Des erreurs et de la vérité.

Cette version japonaise du Traité se base sur l'édition de 1899. Elle en corrige les travers, grâce à des notes et des commentaires faisant référence aux éditions plus récentes du Traité, publiées par Robert Amadou (Dumas, 1974 et Diffusion Rosicrucienne, 1995).

 

14. Encore plus surprenante, une édition en russe, 2008 !

traité RusseLa vigilante attention de Michelle Nahon lui a fait découvrir au cours d’un voyage, cette édition passée inaperçue jusqu’à aujourd’hui !

Nous n’avons pu nous procurer un exemplaire (épuisé en quelques semaines !) aussi devons-nous nous contenter d’indiquer qu’il est édité par Aenigma à Moscou, qu’il compte 271 pages, ornées de vignettes qui ne proviennent pas toutes du Traité, loin s’en faut puisqu’il nous est donné d’y surprendre, entre autres, une fois encore et de trop, le fâcheux faux-portrait de Martinès de Pasqually !

A noter, en dernière page, une courte note biographique de Robert Ambelain.

 

15. Une édition comparative du manuscrit Kloss et de l’édition dite de Philippon

livreLes Editions Castelli, déjà connues pour ses « reprises-maison » des œuvres de Louis-Claude de Saint-Martin, nous offre aujourd’hui une version « améliorée» du Traité sur la présentation retenue par celle dite du Bicentenaire, mais en respectant scrupuleusement le vis-à-vis sur deux colonnes, paragraphe par paragraphe. C’est fort pratique pour mieux distinguer les différences entre la version dite « originale » et celle de Philippon/Chacornac, soit entre une version B (courte) et une version A (longue).

Suit une Table analytique d’Andreas Schleiermacher, traduite par Pierre Degaye. La « Figure universelle » accompagnée de sa légende nous est offerte en fin de volume. Cet éditeur ne ménage pas ses efforts pour la promotion du corpus littéraire du martinisme et du martinézisme (s’il est nécessaire et prudent de les distinguer). La réalisation par impression numérique est de qualité, couverture pelliculée format 20,4 x 14, 366 pages. Nous ferons tout de même état de nos réserves coutumières dés qu’il s’agit de reprises corrigées et améliorées .

 

Résumons cette seconde partie : cliquez sur l'image ci-dessous (ou ici) pour ouvrir le tabeau ci-dessous.

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Concluons, donc, et garantissons-nous des notes de références qui seront livrées à la suite. Elles sont d’importances car elles certifient les développements proposés.

S’il fallait choisir un manuscrit, une réponse de normand nous oblige :

Le manuscrit Kloss pour la fidélité à Martinés de Pasqually, le manuscrit du fonds Z pour l’érudition à la doctrine de Martinés de Pasqually !

Pour l’édition, aucun état d’âme :

Une seule détachée, lédition de Robert Amadou, exécutée par la Diffusion Rosicrucienne ! Fin

Xavier Cuvelier-Roy,

Le Barcarès, équinoxe d’automne 2008.

 

Avertissement

La version originale de cet article est parue dans le numéro 17/2007 du Bulletin de la Société Martinès de Pasqually ainsi que sur la page internet réservée à la dite société.