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Une remarque préliminaire sur les trois ms suivants :

Les manuscrits ci-dessous ont été découverts en mai 2010 par Alain Marchiset, libraire-expert à Paris (L’Intersigne). Ils viennent des archives de La Loge des Amis-Réunis (Philalèthes, Savalette de Lange) renfermant celles des Élus Coën. Avec le souci de l’authentification et de la précision (notamment en matière d’expertise graphologique) il a présenté en avant première, ces trois manuscrits au Colloque du Tricentenaire de Martinès de Pasqually tenu à Marseille les 18 et 19 septembre 2010.

12. Le manuscrit (de Saint-Martin ?), fonds G.O.

L’impensable est peut-être arrivé, une second manuscrit du Traité, serait de la main de Louis-Claude de Saint-Martin et datant de la fin des années 1770 (effectivement, le papier ayant postérieurement servi à sa reliure, date lui de 1780) ! Parions que cette découverte va éveiller bien d’autres espoirs !

Sa récente invention par Alain Marchiset provient de l'exhumation en mai 2010, d’une partie des archives de la loge des Amis-Réunis (voir ci-dessus).

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Il semble être une copie de travail ou d’essai, inachevée, tant sont nombreuses les ratures et corrections qu’effectua Saint-Martin à partir de la version originale. En outre, l’on notera l’absence du Tableau universel, de la note sur l’expérience et prend fin au § 229 selon la numérotation proposée par Robert Amadou et qui désormais sert de référence.

Il fait désormais partie des fonds de la bibliothèque du Grand Orient de France (Paris).

13. Le manuscrit de Virieu, fonds G.L.N.F.

Manuscrit de la main du comte François-Henri de Virieu (1754-1793), membre du Rite Écossais Rectifié. Sa récente invention par Alain Marchiset provient de la découverte en mai 2010, d’une partie des archives de La Loge des Amis-Réunis (voir ci-dessus).

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Cette copie inachevée elle aussi (et toujours au § 229) a été effectuée sur un papier filigrané de l’année 1767, ce qui a du provoquer un léger frisson à son inventeur ! Elle se compose de 8 cahiers in 4°, se caractérise par une interruption du récit vers le milieu, l’absence du Tableau universel et de la note sur l’expérience. L’on remarque en outre des ratures et surtout une longue note en marge, de la main de Virieu.

Ce manuscrit fait

désormais partie des fonds de la bibliothèque de la Grande Loge Nationale Française (Paris).

14. Fragment Wukassovich, fonds G.O.

Jean Wukassovich, majordome à Saint-Pétersbourg Philalèthes et membre de La Loge des Amis Réunis. Il exécute cette copie dans le début des années 1780.

Sa récente invention par Alain Marchiset provient de la découverte en mai 2010, d’une partie des archives de La Loge des Amis-Réunis (voir ci-dessus).

traité

Il est composé de deux cahiers, titrés « 4.1.2.3.4. », le premier correspondant aux § 241 à 258 (selon la numérotation proposée par Robert Amadou) et le second aux § 259 à 284. Il comprend la « note de fin ».

Remarque intéressante, ce deuxième cahier est donc identique à celui précédemment étudié au numéro 6 dit Le Fragment de Solesmes (version courte, référencée B de la main du petit-cousin de Saint-Martin, Tournyer) et manquants chez Kloss !

Ce fragment-manuscrit fait désormais partie des fonds de la bibliothèque du Grand Orient de France (Paris).

15. Le manuscrit de Cahors.

Le rêve de tout chercheur, mais l’impossible n’est pas français : une simple visite en fin d’après-midi au salon du livre de Cahors, et c’est la découverte de plusieurs cahiers dont le titre ne laisse aucun doute : Traité sur la Réintégration des Etres créés dans leurs premières propriétés Vertus Et Puissances Spirituelles divines !

Cahors

                                 (Photo Michelle Nahon, Société Martinès de Pasqually)

Provenant semble-t-il  des archives d’un château bordelais (le vendeur se refusant à donner davantage de précisions) ce Traité se présente sous la forme d’un « volume en quarto, cousu par petits livrets, à l’écriture lisible et régulière tout au long du manuscrit » nous confie Michelle Nahon, Présidente de la Société Martinès de Pasqually, qui a eu le bonheur de le consulter et de le photographier (hélas dans de trop mauvaises conditions).

175 feuilles, recto-verso, papier filigrané datant de la seconde moitié du 18e siècle, avec un dessin inédit, car fort différent de celui généralement observé (celui représentant le signe planétaire à la naissance d’Enoch).

Similaire au manuscrit Kloss, version B donc, seules 3 pages semblent manquer, le texte se terminant par « puissante vertu par les… » soit à la fin de la page 400 de notre ouvrage de référence, l’édition de Robert Amadou à la Diffusion Rosicrucienne de 1995.

Autre caractéristique remarquable, le titre identique à celui de Matter, mais avec l’ajout de « créés ».

Pas de Tableau Universel semble-t-il.

Souhaitons que l’heureux inventeur de ce manuscrit, Patrick Blanc, le rende accessible aux chercheurs.

 

Résumons profitablement le premier volet de notre article par un tableau secourable : cliquez sur l'image ci-dessous (ou ici) pour l'ouvrir.

 

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Après la source, venons-en aux diverses éditions qu’a connues notre Traité.