|
Saint-Martin en libraire
|
Sommaire > Livres > Lectures illuminisme Le Martinisme, l'enseignement secret des Maîtres Martinès de Pasqually, Louis-Claude de Saint-Martin Jean-Marc VIVENZA Présentation de l'éditeur : Le Martinisme est une école secrète de perfectionnement et de découverte des lois cachées qui gouvernent le monde sensible. Il est aussi un formidable instrument de réalisation spirituelle. Il possède une doctrine nous apprenant que l'homme n'est pas actuellement dans l'état qui fut le sien primitivement : victime d'une Chute dont il est responsable, il vit désormais comme un exilé. Cette doctrine, clairement exprimée dans l'Écriture sainte, évoquée par les apôtres, puis au cours des siècles, par les Pères de l'Église, sera rappelée et développée au XVIIIe siècle, en France, par Martinès de Pasqually et par son disciple Louis-Claude de Saint-Martin, dit le Philosophe Inconnu, qui tous deux représentent les deux colonnes fondatrices de l'édifice sacré du Martinisme. À côté d'eux, il ne faudrait cependant pas oublier Jean-Baptiste Willermoz à l'origine du Rite Écossais Rectifié de la Franc-Maçonnerie, qui sut réunir l'ensemble des outils nécessaires en vue de transmettre l'héritage doctrinal et initiatique du Martinisme, c'est-à-dire, en un mot, la voie travaillant à l'oeuvre fondamentale de la « Réintégration ». Note de lecture : Jean-Marc Vivenza signe avec ce dernier ouvrage un projet certes ambitieux, mais à vouloir résumer des doctrines complexes, on arrive parfois à en présenter une version quelque peu réductrice. Par exemple, si la dimension mystique des écrits de Saint-Martin est incontestable, elle n’est pas suffisante pour rendre compte de la richesse d’une œuvre à la fois en constant dialogue et en rupture avec les penseurs de son temps, celui des Lumières. Ne l’oublions pas, le premier livre du Philosophe inconnu, Des erreurs et de la vérité, fut rédigé « par désœuvrement, et par colère contre les philosophes » [1]. Par ailleurs, s'il est vrai que le martinisme s’inscrit bien dans la mouvance chrétienne, comme le souligne Jean-Marc Vivenza, il aurait été intéressant de préciser qu’il s’en éloigne aussi sur plusieurs points : La doctrine de la réintégration présente ainsi des caractéristiques qui la distinguent du christianisme et le Messias de Martinès est quelque peu différent du Messie des chrétiens ou de celui qu’espèrent les juifs. La lecture de ce livre donne enfin l'impression que l’auteur peine à prendre du recul avec son sujet, se laissant porter par une approche trop sentimentale. Le sous-titre, « le secrets des Maîtres », annonce il est vrai un ton apologétique auquel Jean-Marc Vivenza demeure fidèle tout au long de cet ouvrage [2]. Une telle vision du martinisme doit sans doute être mise sur le compte de l’enthousiasme d’un auteur à nous faire découvrir une voie lui tenant à cœur. Gageons toutefois que ce livre rendra service aux amateurs de Martinès Saint-Martin et Willermoz qui connaissent peu les points fondamentaux de leurs doctrines. Dominique Clairembault [1] SAINT-MARTIN, Louis-Claude de, Mon portrait historique et philosophique (1789-1803), publié par Robert Amadou, Paris, Julliard, 1961, n° 165. [2] « Ne me regardez point comme maître, je ne le suis point,
et surtout pour vous qui êtes persuadé, et qui savez quel
est le seul maître auquel nous devons nous adresser ». Lettre
de Saint-Martin à Frédéric-Rodophe Salzmann du 20
septembre 1803, Les Cahiers de Saint-Martin n° 1, 1796, p. 90. Le Mercure Dauphinois,
Grenoble 2006, 268 p.
|
|
| Retour Sommaire | Haut
de page | |
||