L'homme-Dieu - Traité des deux natures
Jean-Baptiste Willermoz
Présentation de l'éditeur : Traité des deux natures par Jean-Baptiste Willermoz, suivi de Le Mystère de la Trinité par Louis-Claude de Saint-Martin.
Lorsque les Évangiles parlent de Jésus, du Christ, de Jésus-Christ ou du Fils de l'homme, évoquent-ils une seule ou plusieurs personnes ? C'est ce que nous invite à comprendre ici Jean-Baptiste Willermoz. Il nous propose une lecture ésotérique et mystique de la nature et de la mission du second Adam, Jésus-Christ. Il nous montre que le Christ n'est pas mort sur la Croix, mais que, dans cette ultime épreuve, c'est Jésus qui souffrait, car le Christ, de par sa nature divine, ne pouvait ni souffrir ni mourir.
Un texte inédit de Louis-Claude de Saint-Martin, intitulé
« Le Mystère de la Trinité », est proposé en appendice.
Note de lecture : Vers 1818, Jean-Baptiste Willermoz écrit ce texte curieux, le Traité des deux natures divine et humaine réunies indivisiblement pour l'éternité et ne formant pour l'éternité qu'un seul et même être dans la personne de Jésus-Christ […].
Dans ce texte, il évoque les mystères de l'incarnation, ceux qui concernent l'homme, le fils d'Adam, et ceux qui se rapportent à Jésus-Christ, le nouvel Adam. Bien que Willermoz n'utilise pas ici le vocabulaire propre à la franc-maçonnerie, les théories des Élus coëns y sont omniprésentes. Ce traité est caractéristique d'une période où le christianisme a été fortement remis en cause par la Révolution. Il semble répondre aux écrits que Charles-François Dupuis a publiés quelques années plus tôt, Origine de tous les cultes ou Religion Universelle (1794). Dans ce texte, l'auteur, franc-maçon, montre que toutes les religions ont pour source une religion universelle dont les légendes et les fêtes ont pour origine des phénomènes astronomiques. Il s'efforce de montrer que les chrétiens ont empruntés leur symbole, celui de la croix, à des religions plus anciennes, et il relègue la religion chrétienne au rang des mythologies et des superstitions anciennes. Le livre de Charles-François Dupuis connaît un succès important, et beaucoup de francs-maçons, séduits par le rationalisme, adopteront son point de vue.
Jean-Baptiste Willermoz, catholique convaincu, ne partage pas les idées de Dupuis. Son Traité des deux natures, s'appuyant sur la doctrine de Martinès de Pasqually, tout en corrigeant ses positions trop judéo-chrétiennes sur la Trinité, s'intéresse à la nature de Christ. Cette réfléxion le conduit à s'interroger sur la notion « d'imitation du Christ ». Il insiste sur le caractère sacré du symbole de la croix et la spiritualité chrétienne.
Ce petit traité constitue une réflexion originale dans le champs de l'ésotérisme chrétien. On ignore si Willermoz le destinait à la publication, car il est resté à l'état de manuscrit. En 1986, la revue Renaissance traditionnelle en a publié une version agrémentée de commentaires et d'une table analytique de Roger Dachez. L'édition proposée par Diffusion rosicrucienne est la première publication, sous forme de livre, de ce Traité écrit par l'un des meilleurs amis du Philosophe inconnu. Cette édition est agrémentée d'une table analytique qui divise l'ouvrage en 21 sections.
Dominique Clairembault
Diffusion Rosicrucienne, mars 1999, 79 p. ISBN : 2-908534-74-6
> Site de l'éditeur
- De mystère de l'union des natures humaines et divines
- De la nécessité de l'incarnation divine
- Dieu n’est pas mort sur la croix
- De l’imitation de Jésus-Chris
- De l'union du Verbe à Jésus dans Vierge Marie
- De la nature quaternaire de Jésus-Christ
- Des noms donnés à Jésus-Christ
- De la vie temporelle de Jésus-Christ
- Du premier et du second Adam
- Des sens des miracles de Jésus-Christ
- De la révélation progressive de Jésus-Christ
- De la cène pascale
- Des trois prosternations au Jardin des Oliviers
- De la Passion et du sacrifice de la volonté
- De Pilate, type de la lâcheté
- Des sublimes travaux d’amour de Jésus-Christ avant sa résurrection
- De la résurrection et des corps glorieux
- De l’homme déchu devant sacrifier sa volonté
- Des mystères de la croix
- De l'homme primitif
- De la croix, un emblème universel
— Louis-Claude de Saint-Martin : « Le Mystère de la Trinité »


