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Saint-Martin en libraire
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Sommaire > Livres > Lectures illuminisme La prière du coeur selon Louis-Claude
de Saint-Martin Jean-Marc VIVENZA Présentation de l'éditeur : « Dire que la prière représente une activité essentielle pour Louis-Claude de Saint-Martin, est encore trop peu dire tant le Philosophe Inconnu nous apparaît à l’évidence, comme l’exemple même d’un être ayant fondé son existence sur le dialogue intérieur entre le divin et l’homme, tant, chez lui, l’engagement dans le coeur à coeur avec Dieu fut l’unique nécessaire dans lequel il puisa les principales ressources qui lui permirent d’effectuer, malgré les faiblesses de sa nature au physique, le temps de son pèlerinage terrestre. En effet, pendant son bref passage en ce monde, Saint-Martin sut nous rappeler, avec bonheur, que l’établissement d’une intime relation avec le Verbe est non seulement de nature vitale et fondamentale, mais que, de plus, elle est un impérieux devoir que nous nous devons d’accomplir afin que notre âme soit enfin comblée et rassasiée par les dons et les lumières du Ciel qui lui font cruellement défaut... » Jean-Marc Vivenza. Dans cette étude flamboyante et ciselée, réellement suave, Jean-Marc Vivenza nous introduit, par le biais de la pensée de Saint-Martin, au coeur du travail intérieur, il le fait avec une telle lumière dans ses formulations qu’il nous conduit à l’évidence de l’engagement spirituel. Une véritable échelle par laquelle Louis-Claude de saint-Martin et Jean-Marc Vivenza nous élèvent conjointement. (Voir Collection « Etincelles ») Note de lecture : « Purifie-toi, demande, reçois, agis : toute l’œuvre est dans ces quatre temps », nous enseigne le Philosophe inconnu dans L’Homme de désir [1]. Décrire ces temps de l’oraison intérieure permettant de réaliser l’intima sympathia, l’union nécessaire de l’esprit et du cœur, pour recevoir le Verbe, tel est l’objectif de Jean-Marc Vivenza dans son nouvel ouvrage sur la prière du cœur selon Louis-Claude de Saint-Martin. S’appuyant sur de nombreuses citations, l’auteur nous montre combien le seul vrai désir, pour le théosophe d’Amboise, est le désir de Dieu. Mais avant de connaître ce cœur à cœur avec le divin, l’homme doit s’anéantir jusqu’à devenir un « véritable rien ». Alors il reçoit dans ce sublime abandon les fruits de sa prière : Dieu vient habiter en son cœur. Après avoir insisté sur la nécessité de
l’oraison intérieure chez Saint-Martin et en avoir décrit
les étapes, Jean-Marc Vivenza s’applique à en souligner
l’originalité : ce n’est pas tant l’homme qui
prie Dieu que Dieu qui prie en ce sanctuaire qu’est le cœur
de l’homme. Mais en mettant ainsi l’accent sur l’agir
divin plus que sur le ministère de l’homme-esprit, l’auteur
affaiblit le quatrième temps de l’œuvre, celui de
l’action, de la métaphysique active, écrira le Philosophe
inconnu dans l’Essai sur les signes et sur
les idées. La
prière intérieure ne saurait déboucher sur la contemplation
passive mais sur la collaboration de l’homme à l’œuvre
divine : « N’était-il pas né pour agir
et pour combattre ? La contemplation n’est-elle pas réservée
pour le temps de repos ? » [2] On regrettera donc que l’auteur
n’approfondisse pas davantage ce point qui constitue pourtant l’aboutissement
de la démarche proposée par Louis-Claude de Saint-Martin. Marie Frantz [1]
Saint-Martin, Louis-Claude, L’Homme
de désir,
Lyon, J. Sulpice Grabit, 1790, n° 8, p. 15. Arma Artis, 2007,
43 p.
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