|
Saint-Martin en libraire
|
Sommaire > Livres > Lectures illuminismes Le théosophe de Francfort Johann Friedrich von Meyer (1772-1849) et l'ésotérisme en Allemagne au XIXe siècle
Jacques Fabry La mise en ligne récente d'une vidéoconférence de Jacques Fabry, consacrée à Johann Friedrich von Meyer, nous incite a rappeler l'existence du livre qu'il a consacré à ce personnage voilà quelques années. Johann Friedrich von Meyer (1772-1849) n'est guère connu en France que de quelques spécialistes de la théosophie et de l'Illuminisme. Avec Franz von Baader et Gotthilf Heinrich von Schubert, il est pourtant l'un des représentants les plus éminents de la théosophe européenne de langue allemande. D'abord avocat, cet intellectuel mène une carrière de juriste tout en s'adonnant à la littérature. En 1801, a la suite d'une expérience spirituelle marquante, il passe de l'esthétisme rationalisant à la foi biblique. Il s'intéresse alors à la mystique, à la kabbale, à l'astrologie, à l'arithmosophie, au magnétisme, et plus spécialement à l'alchimie. Lecteur attentif du Philosophe inconnu, il contribue avec Matthias Claudius, Kleuker et Gotthilf Heinrich von Schubert, à faire connaître Saint-Martin en Allemagne. Il a d'ailleurs publié en juin 1813 une traduction allemande de la « Notice biographique » figurant dans les Œuvres posthumes, dans Gemeinnützliche Blätter für das Grosseherzogthum Frankfurt. Rappelons que Jacques Fabry est également l'auteur d'un article, « Johann Friedrich von Meyer et Louis-Claude de Saint-Martin », dans le n° IV des Cahiers de Saint-Martin (1983), où il présente l'influence du Philosophe inconnu sur le théosophe de Francfort. (Voir aussi sur ce site Herbort dans Réception de Saint-Martin)
C'est ce personnage que Jacques Fabry nous propose de découvrir dans une étude très complète en deux volumes. Le premier étudie l'homme, le milieu, la genèse de l'œuvre. Il présente également les rapports de Meyer avec la franc-maçonnerie, et plus particulièrement avec le Rite écossais rectifié, et nous montre son cheminement vers les mystères de l'invisible. Le second s'intéresse à sa pensée et à son système symbolique et ésotérique. Comme chez le Philosophe inconnu, les mythes de l'unité primordiale, de la chute et de la réintégration occupent une place fondamentale. Chez lui, ces thème s'insèrent dans une herméneutique qui utilise l'alchimie, la kabbale, l'astrologie ou le magnétisme. « Cosmogonie, cosmologie et eschatologie y sont cimentées par une christosophie profonde qui fait de Meyer un théosophe au système complet et achevé. » Cette étude très complète nous fait déplorer qu'il n'existe pas de traduction française des textes du théosophe de Francfort (1). Souhaitons que cette étude encourage un chercheur à se lancer dans cette aventure. (1) Jacques Fabry à traduit un court texte de Meyer sur la Table d'Émeraude. Il a été publié dans Deux traités alchimiques : Le Compendium hermeticum de Friedrich Herbort et la Table d'émeraude de Johann Friedrich von Meyer, Nice, Bélisane, 1988, (66 et 8 pages). Dominique Clairembault
Editeur : Peter
Lang, Bern, Frankfurt/M.,
New York, Paris, 1989. >> Pour obtenir ce livre, nous contacter
|