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Saint-Martin en librairie
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Sommaire > Livres > Lectures illuminisme Dom Antoine-Joseph Pernéty,
théosophe et alchimiste Textes choisis et présentés par Serge Caillet Présentation de l'éditeur : Bénédictin à Saint Germain des Prés, puis aumônier de Bougainville lors d’un voyage aux Iles Malouines, et enfin bibliothécaire de Frédéric II, Dom Antoine-Joseph Pernéty (1716-1796) a défendu les valeurs et la culture indienne auprès de ses collègues de l’Académie de Berlin. L’étude et la pratique de l’alchimie, la physiognomonie, la doctrine de Swedenborg qu’il tenta de concilier avec la théologie catholique romaine et une mariologie audacieuse, ses interrogations de l’oracle de la « sainte-parole » et son rôle essentiel dans les Illuminés d’Avignon, font de Pernéty l’un des grands noms de l’illuminisme au XVIIIe siècle. Note de lecture : Tous ceux qui s’intéressent à l’illuminisme auront à cœur de se procurer cette anthologie consacrée à Dom Antoine-Joseph Pernety (1716-1796). Homme des Lumières, bénédictin, écrivain, alchimiste, membre de l’Académie de Berlin et fondateur des Illuminés d’Avignon, il fut l’un des théosophes les plus actifs du XVIIIe siècle. Si Louis-Claude de Saint-Martin ne s’est guère intéressé à ce personnage et à son groupe, nombre de ses amis, tels Divonne et Vaucroze, firent le voyage en Avignon pour écouter son oracle de la « sainte parole ». Après l'avoir présenté, Serge Caillet propose une sélection de textes choisis dans l’œuvre éclectique de ce moine de Saint-Germain-des-Prés. L’alchimie y occupe une place de choix, et ce sont des textes consacrés à ce thème et extraits des Fables égyptiennes et grecques dévoilées et des célèbres Dictionnaires mytho-hermétiques qui introduisent ce florilège. Pernety pensait en effet que les fables égyptiennes et les récits mythologiques n’avaient d’autre objet que de voiler des secrets alchimiques, thèse qu’il s’efforce de démontrer dans ces livres. Les fragments de son Journal historique d’un voyage fait aux îles Malouines, expédition où il accompagne Bougainville en 1763, nous montrent un homme ouvert aux connaissances de ceux que ses contemporains considèrent alors comme des sauvages. Ce voyage marque sa rupture avec l’ordre des bénédictins, qu’il quitte en 1767 pour s’installer à Berlin, où il devient le bibliothécaire de Frédéric II. Cette période est marquée par ses travaux sur la physionomie, c’est-à-dire sur l’art de connaître « l’homme moral » par « l’homme physique ». Serge Caillet nous propose ici un choix de textes traitant des quatre tempéraments sanguin, bilieux, mélancolique et flegmatique. Les Illuminés d’Avignon et leur oracle de la « sainte parole » constituent l’un des aspects les plus étonnants de la carrière de Dom Pernety. Cet ouvrage nous présente quelques-unes des réponses obtenues grâce à l’oracle qui permettait au théosophe et à ses amis de dialoguer avec l’invisible. Ces textes reviennent souvent sur l’une de ses préoccupations les plus importantes : l’alchimie. On sait que Pernety fut l’un de ceux qui ont introduit en France la pensée d’Emmanuel Swedenborg. Cet aspect de sa personnalité est illustré par un extrait de la préface qu’il écrivit pour sa traduction des Merveilles du ciel et de l’enfer, publiée en 1786. L’ouvrage se termine par un texte sur la mariologie, « Vertus
de Marie », un thème qui occupa Pernety pendant la
dernière période de sa vie. L’ensemble offre donc
un excellent panorama de l’œuvre de ce théosophe un
peu oublié aujourd’hui, mais que cet ouvrage contribuera à faire
mieux connaître. Dominique Clairembault Signatura, Montélimar, décembre
2009, 126 p. - ISBN 978-2-915369-14-4
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