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Bulletin de la Société Martinès de Pasqually

n° 19 – 2009

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Comme le souligne l’éditorial de Michelle Nahon, présidente de la Société Martinès de Pasqually, l’événement de ce numéro est sans conteste l’article d’André Kervella sur « La Patente de 1738 ». C’est en s’appuyant sur ce document prétendument accordé à son père par Charles Stuard, roi d’Écosse, que Martinès justifiait ses qualités maçonniques. André Kervella se livre ici à une véritable enquête, mettant cette patente en parallèle avec celle d’Étienne Morin. Il montre avec beaucoup de pertinence que la patente de Martines « contient trop d’informations erronées pour qu’elle soit recevable ». Son article restitue également le contexte maçonnique dans lequel le fondateur des Élus coëns évoluait, qu’il soit bordelais ou parisien.

Cette étude est complétée par un second article du même auteur, « Antilles et paradoxes », qui s’intéresse à la vie maçonnique de la région de Port-au-Prince. André Kervella nous donne ici de nombreuses informations sur la vie maçonnique aux Antilles, en particulier autour des loges de Léogane : Saint-Esprit, fondée par Louis Viau vers 1740, et L'Union, ainsi que La Concorde de Petit Goave. Il nous présente les biographies de plusieurs personnalités comme François-Robert Caignet, Caignet de Lestère (le successeur de Martinès de Pasqually), Guillaume et Laurent Mauger, Jean-Marie-Stanislas Courpon de Plainneville, ou le comte Alexandre-Nicolas-Claude Hector Andrault de Langeron, colonel du régiment de Foix, autant de personnages ayant joué un rôle dans la vie maçonnique des Antilles. Cet article, qui apporte de nombreuses informations inédites, permet d'envisager le séjour de Martinès de Pasqually à Saint-Domingue sous un jour nouveau.

L’article suivant, « Une puissance maçonnique méconnue : la Grande Loge du Chevalier de Beauchaîne (1757 –1774) », de Jean-Pierre Lassalle, s’attarde sur un personnage curieux auquel Alain Le Bihan avait déjà consacré une étude en 1973.

Thierry Lamy, quant à lui, propose la suite de l’étude qu’il a consacrée au manuscrit « Baylot », un ensemble de textes présentant un intérêt certain au regard de l’histoire de l’ordre des Élus coëns, et apporte quelques éléments en relation avec le contexte de la composition de ce manuscrit conservé à la Bibliothèque nationale de France.

Dans un autre registre, Jean-Louis Boutin nous propose de découvrir un article étonnant publié dans Le Figaro en janvier 1923 par Maurice Wolff : « Un précurseur du spiritisme au XVIIIe siècle : Martinez de Pasqualis ». Jean-Louis Boutin revient également sur l’un des manuscrits du Traité sur la réintégration des êtres, présenté dans une revue publiée à Gand en 1851 (voir sur ce site), en s’interrogant sur l’identité du rédacteur de cet article. À l’aide d’un tableau comparatif, il confronte un passage de ce Traité avec deux autres versions du même texte publié l’un par Diffusion rosicrucienne (2002), et l’autre par Chacornac (1899).

Mariette Cyvard nous propose également de redécouvrir deux textes peu connus. Le premier, « Le chanoine du Bourg et la Franc-Maçonnerie », publié en 1906 dans la Revue des question historiques, s’intéresse à un ecclésiastique dont la famille était liée aux Élus coëns et à Louis-Claude de Saint-Martin. Le second, intitulé « Martinez de Pasqualis », a été publié la même année dans Quatuor Coronati par Walter K. Firminger. Mariette Cyvard présente cet article dont il donne un court extrait (en anglais selon l’édition originale).

Enfin, comme à son habitude, la revue s’achève par des notes de lectures de Jean-Claude Drouin et Michelle Nahon, le traditionnel « Courrier des lecteurs », une information à propos de la traduction en russe du Traité sur la réintégration de Martinès de Pasqually, et l’annonce d’un événement important, le « Colloque du tricentenaire de Martinès de Pasqually », organisé par l’Institut Éléazar en partenariat avec la Société Martinès de Pasqually et la librairie L’Étoile du Mage, qui se tiendra les 18 et 19 mars 2010 à Marseille.

Dominique Clairembault

 


• Avant-propos de la Présidente

• La patente de 1738 – André Kervella

• Antilles et paradoxes – André Kervella

• Une puissance maçonnique méconnue : la Grande Loge du Chevalier de Beauchaîne (1757 –1774) – Jean-Pierre Lassalle

• À propos du manuscrit « Baylot » - Du contexte de sa composition. Quelques éléments
– Thierry Lamy

• Un précurseur du spiritisme au XVIIIe siècle – Jean-Louis Boutin

• À propos d'un manuscrit inédit de Martinès de Pasqually – Jean-Louis Boulin

• Documents :
1) Le chanoine Dubourg et la Franc-maçonnerie, G. L. E. du Fresne Beaucourt, P. Allard, J. Guiraud, 1906

2) Martinez Pasqualis par Walter K. Firminger, 1906 – transmis par Cyvard Mariette

Notes de lecture :

- Jean-Claude Drouin

- Michelle Nahon

Courriers/courriels des lecteurs

Errata

Couverture du Traité traduit en russe et paru en 2008,

Programme du Colloque du 18 et 19 septembre 2010 à Marseille,

 

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Société Martinès de Pasqually
Librairie « Au Vieux Grimoire »
46 rue des Bahutiers
33000 Bordeaux

 

 
 
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