|
Saint-Martin en libraire
|
Sommaire > Livres > Lectures illuminisme Bulletin de la Société Martines
de Pasqually n° 17– 2007 Dans sa dernière livraison, le Bulletin de la Société Martines de Pasqually nous propose une série d'articles fort intéressants. Le premier, « Des diverses éditions
du Traité de (ou sur) la réintégration
des êtres » est une étude de quatorze pages dans
laquelle Xavier Cuvelier-Roy s'efforce de faire le point sur les différentes
versions du maître livre de la tradition martiniste. Le deuxième article est intitulé : « L'arrivée à Bordeaux de Martinès de Pasqually, 1762 ou… 1761 ? ». En effet, tous les historiens s'accordent pour situer l'arrivée de Martines en avril 1762. Or, comme le montre Michelle Nahon dans ce texte, le fondateur des Élus coëns est venu dans cette ville bien avant cette date. En recoupant les données figurant sur divers documents, l'auteure propose une hypothèse tendant à démontrer que Martines de Pasqually était à Bordeaux dès l'été 1761. Cette théorie la conduit à envisager une possible rencontre entre le fondateur des Élus coëns et un personnage important de l'écossisme, Étienne Morin, qui était alors dans cette ville. « Qui est l'auteur de la Notice sur le martinésisme et le martinisme ? », tel est le sujet qu'aborde l'article de Jean-Louis Boutin. Cette notice, signée « un Chevalier de la Rose Croissante », a été publiée en préface de la première édition du Traité sur la réintégration (1899). Cette étude a été à l'origine d'une véritable polémique, car elle remettait en question la légitimité de l'ordre Martiniste. Qui est l'auteur de ce texte ? Pour certains, il s'agit de René Philipon, pour d'autres, c'est Albéric Thomas. Jean-Louis Boutin fait le point sur ces hypothèses en démontrant que son auteur est bien Albéric Thomas. Remercions-le d'avoir eu l'idée de publier, en annexe à son étude, l'article d'Albéric Thomas paru dans l'Acacia en 1907, où le « Chevalier de la Rose Croissante » se dévoile et pointe les erreurs du livre de Papus : Martinisme, Willermozisme et Franc-Maçonnerie (1899). En effet, pour Albéric Thomas, « il n'y a jamais eu de Martinisme issu de Saint-Martin, mais plutôt un Papusisme imaginé par Papus, et que ce dernier ne commença à lancer sous ce nom de Martinisme qu'en 1889 ». [Voir cette notice sur ce site] Signalons aussi, dans ce dernier Bulletin,
l'article intitulé : « L'étrange sceau du certificat
de Mauvigné ». George Court revient ici sur l'étude
présentée dans le numéro précédent,
en s'attardant sur le sceau figurant sur ce certificat. Dominique Clairembault
|
|
| Retour Sommaire | Haut
de page | |
||