Cette fois, ce n'est
plus d'une gravure dont il s'agit, mais d'une médaille de 68 mm
de diamètre. Son auteur est Marcelle Mouroux. Cette médaille
commémorative du Philosophe Inconnu, disponible en bronze ou en
argent, fut réalisée pour la Monnaie de Paris en octobre
1971. À l'avers, le profil s'inspire du portrait n° 5 réalisé au
physionotrace. Cependant, Saint-Martin y apparaît plus joufflu.
Au revers, une tête de crocodile illustre la légende qui
se poursuit dans le champ, et transcrit le titre du seul roman de Saint-Martin :
Le Crocodile ou la Guerre du Bien et du Mal.
12– Bas relief peint
Bas-relief réalisé en
1998 par Philippe Chaize, sculpteur à Gardanne, d'après
le portrait de Charles Vernier. Ce plâtre peint a été fabriqué en
petite série. Il y a quelques mois encore, on pouvait le trouver à la
librairie parisienne de la Diffusion Rosicrucienne (199, rue Saint-Martin).
Nous remercions M. Claude Calmels Beaulieux de nous avoir signalé son
existence et de nous avoir envoyé une photographie de l'exemplaire
figurant dans sa collection personnelle.
13 – Une sculpture
en argile
Au cours de l’été 2008,
la galerie des portraits du Philosophe inconnu s’est enrichie d’un
nouvel élément : une sculpture. Unique en son genre, elle
tente de restituer un Saint-Martin en relief. Laissons celui qui est à l’origine
de cette création, Xavier Cuvelier-Roy, nous présenter
cette nouveauté :
« La recherche s’approche de différentes
manières, l’exploration par la voie artistique se met au
service de causes qui peuvent paraître fantaisistes, voire iconoclastes.
L’on ne craint plus aujourd’hui – sur des bases historiques
fiables – de reconstituer, par exemple, une fresque ou une tapisserie à partir
de petits éléments dispersés ; voire de restituer
le visage d’un marin de Lapérouse avec le support d’un
crâne enfoui dans l’épave de son vaisseau.
L’on
connaît quelques portraits de Louis-Claude de Saint-Martin, fort
peu sont authentiques, la majorité sont apocryphes. Certains sont
fort beaux, d’autres médiocres, voire même fort détestables,
de mauvais goût, mais tous témoignent de la frustration
de ne connaître que son profil. J’ai tenté une première
escapade dans la troisième dimension en 1998, en passant commande
d’une toile à Claudine Cop. Alliant la théorie de
l’espace vectoriel avec ses dons réels de médium,
cette artiste peintre a réalisé avec bonheur un tableau
bien connu aujourd’hui, soutenu dans sa diffusion par une publication
en couverture du roman martiniste Sursum corda.
Il me manquait la satisfaction tactile, quasi
charnelle, de pouvoir à ma guise provoquer un mouvement, projeter
une ombre, modifier une posture. Une seule solution : l’art plastique
! C’est Gab, artiste peintre, aquarelliste et illustratrice (promotion
1967 de l’école régionale des beaux-arts de Valence)
qui a réalisé ce rêve fou. Elle a réussi à nous
transmettre, par l’intermédiaire de ses mains, une émotion à la
hauteur des vertus de Saint-Martin : prend forme sous nos yeux et pour
la première fois une expression, un regard. Pétri dans
l’argile, ne lui manque que la parole ! »