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Sommaire :

1. Premier publié

2. Madame Saltzmann

3. Cabinet de Matter

4. Physionotrace

5. Bois gravé

6. Faux portrait ?

7. Une énigme

8. De trois quarts

9. Du Bicentenaire

10. Par S. Saenger

11. Une médaille

12. Bas relief

13. Sculpture (vidéo)

11 – Une médaille à l'effigie de Saint-Martin

ImageCette fois, ce n'est plus d'une gravure dont il s'agit, mais d'une médaille de 68 mm de diamètre. Son auteur est Marcelle Mouroux. Cette médaille commémorative du Philosophe Inconnu, disponible en bronze ou en argent, fut réalisée pour la Monnaie de Paris en octobre 1971. À l'avers, le profil s'inspire du portrait n° 5 réalisé au physionotrace. Cependant, Saint-Martin y apparaît plus joufflu. Au revers, une tête de crocodile illustre la légende qui se poursuit dans le champ, et transcrit le titre du seul roman de Saint-Martin : Le Crocodile ou la Guerre du Bien et du Mal.

12– Bas relief peint

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Bas-relief réalisé en 1998 par Philippe Chaize, sculpteur à Gardanne, d'après le portrait de Charles Vernier. Ce plâtre peint a été fabriqué en petite série. Il y a quelques mois encore, on pouvait le trouver à la librairie parisienne de la Diffusion Rosicrucienne (199, rue Saint-Martin). Nous remercions M. Claude Calmels Beaulieux de nous avoir signalé son existence et de nous avoir envoyé une photographie de l'exemplaire figurant dans sa collection personnelle.

 

 

 

13 – Une sculpture en argile

Au cours de l’été 2008, la galerie des portraits du Philosophe inconnu s’est enrichie d’un nouvel élément : une sculpture. Unique en son genre, elle tente de restituer un Saint-Martin en relief. Laissons celui qui est à l’origine de cette création, Xavier Cuvelier-Roy, nous présenter cette nouveauté :

« La recherche s’approche de différentes manières, l’exploration par la voie artistique se met au service de causes qui peuvent paraître fantaisistes, voire iconoclastes. L’on ne craint plus aujourd’hui – sur des bases historiques fiables – de reconstituer, par exemple, une fresque ou une tapisserie à partir de petits éléments dispersés ; voire de restituer le visage d’un marin de Lapérouse avec le support d’un crâne enfoui dans l’épave de son vaisseau.

L’on connaît quelques portraits de Louis-Claude de Saint-Martin, fort peu sont authentiques, la majorité sont apocryphes. Certains sont fort beaux, d’autres médiocres, voire même fort détestables, de mauvais goût, mais tous témoignent de la frustration de ne connaître que son profil. J’ai tenté une première escapade dans la troisième dimension en 1998, en passant commande d’une toile à Claudine Cop. Alliant la théorie de l’espace vectoriel avec ses dons réels de médium, cette artiste peintre a réalisé avec bonheur un tableau bien connu aujourd’hui, soutenu dans sa diffusion par une publication en couverture du roman martiniste Sursum corda.

 

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Il me manquait la satisfaction tactile, quasi charnelle, de pouvoir à ma guise provoquer un mouvement, projeter une ombre, modifier une posture. Une seule solution : l’art plastique ! C’est Gab, artiste peintre, aquarelliste et illustratrice (promotion 1967 de l’école régionale des beaux-arts de Valence) qui a réalisé ce rêve fou. Elle a réussi à nous transmettre, par l’intermédiaire de ses mains, une émotion à la hauteur des vertus de Saint-Martin : prend forme sous nos yeux et pour la première fois une expression, un regard. Pétri dans l’argile, ne lui manque que la parole ! »

A suivre...

 

Dominique Clairembault >

 

 

 

 

 

 

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