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4 – Portrait au physionotrace
Ce portrait est probablement celui qui est le plus fidèle, dans la mesure où il a été réalisé à partir d'un instrument reproduisant très exactement la physionomie d'un sujet : le physionotrace. Cet appareil, inventé en 1786 par Gilles-Louis Chrétien (1745-1811), permet de projeter l'ombre du profil sur un papier transparent, afin d'en décalquer les contours. L'inventeur exploita sa découverte avec le dessinateur Jean Fouquet.
Cette gravure a été publiée en 1891 par Stanislas de Guaita pour son Essai de sciences maudites (livre I, Paris, Librairie du Merveilleux, p. 324). L'auteur précise qu'il s'agit de la « reproduction d'un portrait très rare, au physionotrace, gravé en 1801. Autour de la gravure, on peut lire : « dess. p. Fouquet ; gr. p. Chrétien inv. du physionotrace, Cours St-Honoré à Paris », c'est-à-dire « dessin par Fouquet ; gravé par Chrétien… ». Cependant, dès 1798, Gilles-Louis Chrétien n'exerce plus guère ; il se pourrait donc que la date donnée par Stanislas de Guaita ne soit pas exacte. Selon Robert Amadou, sa réalisation serait à situer autour des années 1795. Louis-Claude de Saint-Martin aurait alors environ cinquante ans.
Fouquet et Chrétien
En 2003, les éditions Dervy ont élaboré une version colorée de ce dernier dessin pour la couverture de l'ouvrage de Nicole Jacques-Lefèvre : Louis-Claude de Saint-Martin, le philosophe inconnu (1743-1803). Comme dans la revue l'Initiation citée ci-dessus, le portrait est inversé.
Dessin éditions Dervy
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