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1. Premier publié

2. Madame Saltzmann

3. Cabinet de Matter

4. Physionotrace

5. Bois gravé

6. Faux portrait ?

7. Une énigme

8. De trois quarts

9. Du Bicentenaire

10. Par S. Saenger

11. Une médaille

12. Bas relief

13. Sculpture (vidéo)

4 – Portrait au physionotrace

Ce portrait est probablement celui qui est le plus fidèle, dans la mesure où il a été réalisé à partir d'un instrument reproduisant très exactement la physionomie d'un sujet : le physionotrace. Cet appareil, inventé en 1786 par Gilles-Louis Chrétien (1745-1811), permet de projeter l'ombre du profil sur un papier transparent, afin d'en décalquer les contours. L'inventeur exploita sa découverte avec le dessinateur Jean Fouquet.

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Cette gravure a été publiée en 1891 par Stanislas de Guaita pour son Essai de sciences maudites (livre I, Paris, Librairie du Merveilleux, p. 324). L'auteur précise qu'il s'agit de la « reproduction d'un portrait très rare, au physionotrace, gravé en 1801. Autour de la gravure, on peut lire : « dess. p. Fouquet ; gr. p. Chrétien inv. du physionotrace, Cours St-Honoré à Paris », c'est-à-dire « dessin par Fouquet ; gravé par Chrétien… ». Cependant, dès 1798, Gilles-Louis Chrétien n'exerce plus guère ; il se pourrait donc que la date donnée par Stanislas de Guaita ne soit pas exacte.

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Selon Robert Amadou, sa réalisation serait à situer autour des années 1795. Louis-Claude de Saint-Martin aurait alors environ cinquante ans.

Ce portrait a ensuite été publié en frontispice de l'édition Des Nombres, préfacée par Sédir, chez Chacornac en 1913. En 1937, il sert de base à une gravure au trait (6,5 x 6,5 cm) réalisée pour la page de titre d'un numéro spécial de la revue Atlantis consacré à Saint-Martin (n° 70, 21 mars). Sur ce dessin, on peut lire les initiales « M. C. ». La légende qui l'accompagne précise : « Dessin de M. Carlier, d'après un portrait au physionotrace fait en 1801. » La revue L'Initiation le reprend en 1970 – mais à l'envers ! – (n° 1, janvier-mars, p. 8). On trouve également cette gravure dans les versions modernes du Traité méthodique de sciences occultes de Papus (Paris, Dangles, 1975, p. 896).

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En 2003, les éditions Dervy ont élaboré une version colorée de ce dernier dessin pour la couverture de l'ouvrage de Nicole Jacques-Lefèvre : Louis-Claude de Saint-Martin, le philosophe inconnu (1743-1803). Comme dans la revue l'Initiation citée ci-dessus, le portrait est inversé.

 

 

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