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2 – Portrait offert par Saint-Martin à Marguerite-Salomé Saltzmann
« Au moment de la séparation, ce fut non pas à Saltzmann que Saint-Martin donna son portrait, mais à Madame Saltzmann, femme d'un grand caractère, d'une rare prudence et plus sceptique que croyante, mais pleine d'admiration pour la séduisante humilité du mystique ». (Jacques Matter, Saint-Martin, le Philosophe inconnu, Paris, Didier, 1862, p. 161.) Il s'agit de la reproduction d'une miniature en grisaille attribuée à Jean Urbain Guérin (1760-1836). Ce dernier, un peintre strasbourgeois s'étant installé à Paris en 1785, est l'auteur de nombreux portraits du « Tout-Paris ». Il a probablement été dessiné entre 1785 et 1788, c'est-à-dire avant que Saint-Martin ne parte pour Strasbourg. Il a alors a entre quarante-deux et quarante-cinq ans. |
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(Entre 1785 et 1788 :
42/45 ans) |
Pendant son séjour à Strasbourg, Louis-Claude de Saint-Martin fut très lié avec Frédéric-Rodolphe Saltzmann et sa femme Marguerite-Salomé. C'est à cette dernière qu'il fit présent de son portrait avant de quitter l'Alsace en juillet 1791. Jacques Matter (1791-1863), petit-fils des époux Saltzmann et biographe de Saint-Martin, hérita de cette miniature, qui passa ensuite à son fils Albert, qui le transmit lui-même à son fils Paul. Après la mort de ce dernier en 1938, son fils Jean en hérita. Ce dessin fut détruit pendant la deuxième guerre mondiale, mais Anne-Louise Salomon en avait fait exécuter une copie pour illustrer son Frédéric-Rodolphe Saltzmann 1749-1820 (Paris, Berger-Levrault, 1832). C'est cette copie que nous présentons ici.
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