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1. Premier publié

2. Madame Saltzmann

3. Cabinet de Matter

4. Physionotrace

5. Bois gravé

6. Faux portrait ?

7. Une énigme

8. De trois quarts

9. Du Bicentenaire

10. Par S. Saenger

11. Une médaille

12. Bas relief

13. Sculpture (vidéo)

3 - Portrait tiré du cabinet de Jacques Matter

ImageCe troisième portrait a été réalisé par Charles Vernier (1831-1887), dessinateur de caricatures, de costumes et de lithographies, d'après la miniature de Guérin. Il est donc basé sur celui que Saint-Martin offrit à Mme Saltzmann, lequel passa ensuite aux descendants de Jacques Matter (voir portrait précédent). Il s'agit du deuxième portrait destiné à être publié. Cette lithographie fut en effet placée en frontispice de l'édition des Nombres, publiée en 1861 par L. Schauer chez Dentu, avec pour légende : « Tiré du cabinet de M. Matter. »

Ce portrait sera également publié en 1862 avec la Correspondance de Saint-Martin avec Kirchberger. Dans une lettre datée du 3 août 1862, Jacques Matter précise à ce propos que la reproduction en est « complètement ratée », et il ajoute : « J'en suis d'autant plus désolé que l'original qui est entre mes mains, est plus charmant » (lettre à Sues-Ducommun in Martines de Pasqually, Traité de la réintégration, Paris, Robert Dumas, 1974, p. 76).

C'est essentiellement par ce portrait que le visage de Saint-Martin sera connu. On le trouve tout d'abord reproduit en frontispice de l'édition de la Correspondance inédite de Louis-Claude de Saint-Martin, publiée par L. Schauer et Alp. Chuquet chez Dentu en 1862. Il figurera ensuite dans l'édition d'Ecce Homo par Paul Derain (Lyon, 1959). Ce portrait servira de base à plusieurs versions modernes. Pourtant, il n'est guère fidèle au modèle dont il est issu. Comme le note Claudine Cop, « des écarts apparaissent entre la miniature précédente et cette lithographie : bien que le costume soit le même, les traits de Saint-Martin tendent à s'affaisser. Le nez est plus long, l'oreille est plus basse, le menton, ainsi que les sourcils, sont plus épais ».

ImagePlusieurs adaptations sont nées de ce portrait. La première a été dessinée par Papus au verso de la couverture d'un petit carnet (14,5 x 9,5). Ce document est actuellement la propriété des héritiers de Philippe Encausse. Il a été publié en 1970 dans la revue L'Initiation, avec un commentaire de Robert Amadou (n° 2, janvier-mars, p. 3).

Papus aurait exécuté ce portrait entre 1886 et 1888, alors qu'il était âgé de 21-23 ans. Ce dessin, dit Robert Amadou, « m'enchante par sa naïveté évocatrice ; la reproduction en est au format, et, de toute évidence, il esquisse le portrait gravé par Vernier et publié par Schauer en frontispice de sa réédition des Nombres ».

 

 

 

 

 

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