
Notes
- AUDRY, Jean, Le Mesmérisme et le somnambulisme à Lyon avant la Révolution, Lyon, A. Rey, 1922, p. 4.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem, p. 12.
- Idem, note 1 p. 17.
- Indiqué, mais non cité par Alice Joly dans Un mystique Lyonnais,Paris, Télètes, 2008, p. 217 & 219.
Un aspect sur Lyon :
Le mesmérisme et Louis-Claude de Saint-Martin
Xavier Cuvelier-Roy
1. Le docteur Jean Audry
1921 : Les mages de la Belle-Époque sont en sommeil, les uns dans le silence
réparateur qui suit la Grande-Guerre, les autres dans celui de l’éternité.
Le 21 juin, le docteur Jean Audry prononce son discours de réception à l’Académie
des sciences, belles-lettres et arts de Lyon. Il a déjà publié - entre autres
- une Étude sur l’hydropneumopéricarde (1881) et ses travaux sont
distingués par ses pairs. C’est un rationaliste, certes, mais d’ouverture,
qui ne craint pas de s’aventurer dans le cadre du merveilleux, « ce merveilleux
qui, né avec l’humanité, mourra avec elle et auquel peuvent s’appliquer les
vers de Baudelaire [1] » :
Un temple où de vivants piliers Laissent parfois sortir de confuses paroles.
Après avoir fait l’éloge de son prédécesseur, le chirurgien Michel Gandolphe, Jean Audry entreprend l’histoire du mesmérisme et du somnambulisme dans la capitale des Gaules. Nous n’aborderons ici, qu’un aspect de son mémoire, celui des portraits qu’il brosse de Louis-Claude de Saint-Martin, son entourage immédiat ou des ses contemporains. Et il n’est guère tendre avec ceux dont il rend responsable l’immixtion au siècle des Lumières, « des crédulités les plus absurdes [2] » !
Rappelant une expression de l’emphatyque Caryle, les humains « portés sur des bulles de savon, escaladèrent l’empyrée[3] » il dépeint Casanova comme « un fourbe et un libertin », Martinès de Pasqually comme « l’archicharlatan des illuminés [4] » Le comte de Saint-Germain est au niveau du magicien Etteila, Cagliostro bien entendu, n’est qu’un « burlesque personnage et escroc génial tout à la fois [5] » et Cazotte ainsi que l’abbé Fournié sont remarqués comme les « disciples les plus hallucinés de Martinès [6] ».
Suit un exposé brillant et complet sur le mesmérisme lyonnais où l’on rencontre au fil des pages, Jean-Baptiste Willermoz et son frère Pierre-Jacques, l’abbé Rozier, Le chirurgien aux armées Jean-Vincent Rey, les chevaliers Barberin, de Bory et de Rachais, le commandeur Pierre-Paul Alexandre de Monspey de Vallière, Gaspard de Savaron, Bergasse enfin. Mais aussi deux autres relations de Saint-Martin, le prince de Galitzin et Jean Pagnanucci (ou Paganuci, parfois Pagannucy) maître de la loge Des vrais amis, dignitaire de la Régence Écossaise à la loge La Bienfaisance.
Le lecteur passionné ne manquera pas de se référer à l’étude complète de ce discours, ce qui déborderait de notre propos se rapportant aux passages concernant le Philosophe inconnu et dont nous allons livrer ci-après le contenu.
Document : |
Ci-dessous le baquet de
Mesmer – Université Claude Bernard Lyon 1
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