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L.-C. de Saint-Martin : Études www.philosophe-inconnu.com |
Notes : 14. L'autre rédacteur, Elie Steel, était le libraire lyonnais Bouchet.
15. Bibliothèque Château « Le
Brigon ». Gières (Isère), France. 1re partie. Livres
et périodiques sur la Franc-maçonnerie. Ensemble avec les
livres sur e. a. : La philosophie, l'histoire, l'occultisme (e. a. magie,
magnétisme, alchimie), sociétés secrètes
(e. a. carbonari, compagnonnages, templiers, rosicruciens), etc. Library
Château « Le Brigon »... lst part., Books and periodicals
on freemasonry... Vente publique... 23-26 janvier 1956... - Amsterdam,
Hertzberger, 1956. - 24 cm, 117 p., pl.
16. Nos 221 à 310 (catal. de la 2e partie).
17.A
la même vente, la Bibliothèque nationale s'est rendue
acquéreur de deux manuscrits :
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Une grande lacune, cependant, demeurait dans ces archives. Une connaissance plus approfondie de Jean-Baptiste Willermoz le montrait en relations épistolaires abondantes, pendant plus d'un demi-siècle, avec nombre de personnages divers, français et étrangers : princes, gentilshommes, bourgeois ou aventuriers, que rapprochait un même goût du mystère. Or, les collections acquises ne contenaient que des témoignages sporadiques d'une activité aussi étendue et persévérante. Les documents qui avaient alimenté la collection interrompue des Archives secrètes de la franc-maçonnerie devaient logiquement constituer la partie complémentaire des papiers progressivement rassemblés par la Bibliothèque de la ville de Lyon. Une difficile recherche allait parvenir à situer cette considérable partie manquante au château Le Brigon, à Gières, dans l'Isère. Son propriétaire, M. E. Bon, les détenait depuis la mort du docteur Boccard, l'un des rédacteurs des Archives secrètes, sous le pseudonyme de Maret [14] . La nouvelle que les livres, les autographes et les manuscrits de ce collectionneur allaient être mis en vente publique à Amsterdam, du 23 au 25 janvier 1956, par les soins du libraire Hertzberger [15] était donc d'un intérêt primordial pour la Bibliothèque de la ville de Lyon. Mais celle-ci pouvait, à juste titre, redouter dans une vente à l'étranger le risque des surenchères, dispersant une collection qui, pour elle, ne conservait tant de prix que si la totalité lui en était acquise. C'est pourquoi elle obtint que la Bibliothèque nationale voulût bien l'assister de tout son poids, dans cette délicate négociation où, seule, il lui restait peu d'espoir d'aboutir. Ainsi s'est heureusement achevé le rassemblement des Archives maçonniques, entrepris, depuis 1931, par la Bibliothèque de la ville de Lyon. L'apport de la collection acquise à Amsterdam est impressionnant [16]. Les autographes couvrent une période allant de 1761 à 1823 et contiennent près d'un millier de lettres de haut-gradés de la « Stricte Observance » : duc Ferdinand de Brunswick, prince Charles de Hesse-Cassel, prince Frédéric-Guillaume de Wurtemberg, baron de Hund, comte de Salm, baron de Weiler, comte de Lutzelbourg, duc d'Havré de Croy, comte de Virieu, Bacon de La Chevalerie, Savalète de Langes, chevalier de Savaron, Achard, Millanois, etc. avec les copies, faites de sa main, des lettres de Willermoz et un inventaire chronologique de sa correspondance, également tenu par lui. Les manuscrits comportent des registres de copies de lettres d'ordre envoyées par le Chapitre provincial d'Auvergne de 1773 à 1781 et une grande quantité de projets de codes pour les Loges, de rituels des différents grades, le plus souvent de l'écriture de Willermoz, et de règlements pour « L'Ordre de la Stricte Observance ». Les papiers que le Lyonnais Jean-Baptiste Willermoz avait conservés, classés, annotés avec tant de soin, de 1761 à 1822, ont retrouvé maintenant, dans sa ville natale, l'unité qu'ils présentaient lorsque, à la veille de sa mort, il hésitait entre les détruire et les confier, en partie à son neveu Jean-Baptiste, en partie à son ami Joseph-Antoine Pont. Mais, archiviste parfait, pouvait-il renier les habitudes de toute une vie ? Du précieux dépôt, une partie resta en possession de ses héritiers. Quelle voie suivit l'autre, à la mort de Pont ? Récemment interrogé sur ce point, M. Justin Godart, ancien ministre, à qui rien de lyonnais n'est étranger, s'est souvenu qu'étudiant en droit, vers 1892, un étudiant en médecine de ses amis lui avait raconté que sa logeuse avait découvert, dans l'appartement de la rue Sainte-Hélène où il occupait une chambre, une grande malle pleine de documents maçonniques. Comme ce camarade était le docteur Boccard, le futur Maret des Archives secrètes, là, très probablement, est le maillon qui manquait pour relier l'enchaînement des migrations successives de ce fonds d'archives. Il reste que la Bibliothèque de la ville de Lyon abrite un ensemble cohérent de manuscrits, que les historiens ne pourront négliger. Ils y seront gardés avec un soin égal à celui de Willermoz, sinon avec toute la discrétion et le secret qu'il eût souhaités pour eux, puisqu'ils seront désormais accessibles, non seulement aux « hommes de désir », mais encore à tous ceux qu'intéresse l'histoire des idées et des mœurs du XVIIIe siècle, celle aussi de cette recherche de l'occulte qui est le mystérieux envers du « siècle des lumières » [17]. Henry Joly
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