Retour sommaireSommaire > Etudes > L'Annonce du Nouvel Homme > Octave Béliard : 2  
Octave Béliard - 2
 

Octave Béliard
1876-1951

Octave Béliard, médecin, écrivain et amis de Saint-martin... >> lire la suite.

Le Nouvel Homme, quatre extraits du livre de Saint-Martin sélectionnés par Octave Béliard. >> Lire, Format Pdf.
Bibliographie d'Octave Béliard. >> Lire
Discours prononcé par Octave Béliard en 1946 lors de l'inauguration de maison natale du Philosophe inconnu à Amboise. >> Lire
 
Notes :
[5] AMADOU, Robert, Louis-Claude de Saint-Martin et le martinisme, Paris, Édition du Griffon d'Or, 3e trimestre 1946.
 
 
[6] 1949-1950, la Bibliographie et l'annuaire international des sciences psychiques et occultes, publiés sous la direction de Michel Moine, Paris, Les Éditions de l'Ermite, 1950, p. 42-45.
 

Bientôt arrive la Seconde Guerre mondiale. Octave Béliard est nommé commandant, médecin-chef de l'hôpital Fénelon à Vaujour. Cependant, l'hôpital reste à l'état de projet, et le médecin nantais est contraint de retourner à la vie civile. Le décès de son épouse Jeanne au milieu de l'année 1942 le plonge dans le désespoir. Il tente d'oublier son chagrin en se replongeant dans l'étude des hiéroglyphes égyptiens. Durant cette période, il fréquente assidûment le Louvre et travaille à l'élaboration d'un dictionnaire de hiéroglyphes égyptiens. C'est pendant cette époque qu'il fait la connaissance de l'égyptologue Christiane Desroches-Noblecourt.

Illustration de Biron-Roger pour un texte d’O. Béliard, publié dans Lectures pour tous, déc. 1910, (Paris, BNF, dép. Imprimés (8°Z 14580)

Après la guerre, ses amis martinistes l'invitent à se joindre à eux pour relancer l'Ordre Martiniste Traditionnel, dont les activités, comme celles de tous les mouvements initiatiques, avaient été interdites par un décret du gouvernement de Vichy. Octave Béliard n'est guère enthousiaste. En effet, avec le temps, il en est venu à douter de l'existence d'une transmission initiatique provenant de Saint-Martin lui-même.

En juin 1945, lors de la réunion organisée par Augustin Chaboseau pour décider de l'éventuelle reprise des activités de l'Ordre, deux tendances se dessinent. Les uns pensent inutile de garder une forme rituelle et initiatique, et proposent de transformer l'Ordre en une société d'étude sur Louis-Claude de Saint-Martin. Octave Béliard, comme la majorité des membres présents, incline pour ce choix. Un second groupe souhaite poursuivre les activités de l'Ordre Martiniste Traditionnel. En définitive, c'est ce dernier courant qui finit par l'emporter. Cependant, si l'OMT reprend ses activités, ceux qui n'ont pas opté pour cette direction fondent au mois de septembre l'association des Amis de Saint-Martin.

Octave Béliard reste partagé. Par amitié pour Augustin Chaboseau, il reste à l'OMT, mais participe aussi aux activités des Amis de Saint-Martin. Sa position évolue cependant quelques mois plus tard. En effet, Augustin Chaboseau, grand maître de l'OMT, meurt le 2 janvier 1946. Octave Béliard s'estime alors libéré des ses engagements et préfère s'éloigner de l'Ordre. Á la fin de l'année, en décembre 1946, il affirme sa position dans un article intitulé « À propos d'un livre récent », publié dans la revue Les Cahiers de l'homme-esprit, premier numéro de la revue des Amis de Saint-Martin. Le livre dont il parle est celui que vient de publier Robert Amadou, Louis-Claude de Saint-Martin et le martinisme [5]. Dans son article, le médecin nantais critique ouvertement l'existence d'une initiation issue de Saint-Martin, dont Robert Amadou résume l'histoire dans le troisième chapitre de son ouvrage. Ce dernier se range rapidement de son côté, reconnaissant que la chose est sujette à caution. Octave Béliard semble alors s'impliquer davantage dans les Amis de Saint-Martin. Quelques mois plus tôt, le 26 août 1946, il a été mandaté par l'association pour prononcer une allocution lors de la cérémonie qui officialisa la découverte de la maison natale du Philosophe inconnu à Amboise (Discours d'O. Béliard).

Après cette période, il se consacre à nouveau à l'écriture et publie plusieurs nouvelles parmi lesquelles : L'Étrange Histoire de Françoise, La Hantise, La Seconde Vie, La Ville de rêve, Le Bouddha, Le Charmeur de bruits, Le Décapité vivant, Le Karma, Le Roseau de Tout-Ankh-Amon, Spiritisme, Un dîner au Majestic, Visite de nuit, Le Sac de serge verte, Le Seuil…

Quelque part sur les bords de la Loire, la tombe d'O. BéliardEn 1950 Octave Béliard revient plus directement vers l'ésotérisme en publiant « À propos d'occultisme [6] ». Ce texte montre la distance qu'il a prise avec un sujet qu'il observe désormais avec une démarche scientifique. Il y aborde l'étude des phénomènes psychiques en se situant dans la mouvance de la métapsychique. Il annonce qu'il privilégie l'étude des faits et conclut son article en soulignant que ces expériences le laissent sceptique.

Comme il l'indique dans ses correspondances avec Victor-Émile Michelet, Octave Béliard se méfie des mouvements « hérétiques », se voulant fidèle à « l'église intérieure ». Par cette position, il se révèle être un martiniste au sens où Louis-Claude de Saint-Martin l'entendait. Ses activités littéraires lui valurent les titres de vice-président honoraire de l'association des Écrivains combattants et sociétaire des Gens de lettres de France. Il meurt le 24 juin 1951 à Paris.

Dominique Clairembault

Bibliographie d'Octave Béliard

 

| Retour Sommaire | Haut de page | Précédente |
 
© Les textes, documents et illustrations publiés sur ce site sont protégés par un copyright ; leur reproduction, partielle ou intégrale, est interdite.