Octave Béliard
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Bientôt arrive la Seconde Guerre mondiale. Octave Béliard est nommé commandant, médecin-chef de l'hôpital Fénelon à Vaujour. Cependant, l'hôpital reste à l'état de projet, et le médecin nantais est contraint de retourner à la vie civile. Le décès de son épouse Jeanne au milieu de l'année 1942 le plonge dans le désespoir. Il tente d'oublier son chagrin en se replongeant dans l'étude des hiéroglyphes égyptiens. Durant cette période, il fréquente assidûment le Louvre et travaille à l'élaboration d'un dictionnaire de hiéroglyphes égyptiens. C'est pendant cette époque qu'il fait la connaissance de l'égyptologue Christiane Desroches-Noblecourt.
Après la guerre, ses amis martinistes l'invitent à se joindre à eux pour relancer l'Ordre Martiniste Traditionnel, dont les activités, comme celles de tous les mouvements initiatiques, avaient été interdites par un décret du gouvernement de Vichy. Octave Béliard n'est guère enthousiaste. En effet, avec le temps, il en est venu à douter de l'existence d'une transmission initiatique provenant de Saint-Martin lui-même. En juin 1945, lors de la réunion organisée par Augustin Chaboseau pour décider de l'éventuelle reprise des activités de l'Ordre, deux tendances se dessinent. Les uns pensent inutile de garder une forme rituelle et initiatique, et proposent de transformer l'Ordre en une société d'étude sur Louis-Claude de Saint-Martin. Octave Béliard, comme la majorité des membres présents, incline pour ce choix. Un second groupe souhaite poursuivre les activités de l'Ordre Martiniste Traditionnel. En définitive, c'est ce dernier courant qui finit par l'emporter. Cependant, si l'OMT reprend ses activités, ceux qui n'ont pas opté pour cette direction fondent au mois de septembre l'association des Amis de Saint-Martin.
Après cette période, il se consacre à nouveau à l'écriture et publie plusieurs nouvelles parmi lesquelles : L'Étrange Histoire de Françoise, La Hantise, La Seconde Vie, La Ville de rêve, Le Bouddha, Le Charmeur de bruits, Le Décapité vivant, Le Karma, Le Roseau de Tout-Ankh-Amon, Spiritisme, Un dîner au Majestic, Visite de nuit, Le Sac de serge verte, Le Seuil…
Comme il l'indique dans ses correspondances avec Victor-Émile Michelet, Octave Béliard se méfie des mouvements « hérétiques », se voulant fidèle à « l'église intérieure ». Par cette position, il se révèle être un martiniste au sens où Louis-Claude de Saint-Martin l'entendait. Ses activités littéraires lui valurent les titres de vice-président honoraire de l'association des Écrivains combattants et sociétaire des Gens de lettres de France. Il meurt le 24 juin 1951 à Paris.
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