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Octave Béliard - 1876-1951

Dominique Clairembault

 

Octave Béliard
1876-1951

Octave Béliard, médecin, écrivain et amis de Saint-martin... >> lire la suite.

Le Nouvel Homme, quatre extraits du livre de Saint-Martin sélectionnés par Octave Béliard. >> Lire, Format Pdf.
Bibliographie d'Octave Béliard. >> Lire
Discours prononcé par Octave Béliard en 1946 lors de l'inauguration de maison natale du Philosophe inconnu à Amboise. >> Lire

 

Notes :
[1] Paris, Tassel, s.d. [1907], 224 p.
[2] Manuel bibliographique des sciences psychiques ou occultes, Paris, 1912, n° 921.
[3] Ce récit est publié dans la revue Lectures pour tous, revue littéraire populaire, illustrée et de petit format (environ 70 pages). On y trouve des pièces, de courtes histoires et aussi des sujets d'actualité. Pendant la Grande Guerre, cette revue publie ainsi de nombreux articles sur la guerre.
[4] Le texte de cette conférence sera publié dans le n° 44, novembre-décembre 1932, p. 32-37, de la revue Atlantis.
 

Octave Béliard ©Fils de Luc-Célestin Béliard, capitaine au long cours, et d'Octavie-Agathe Metagy, Octave est né à Paimboeuf le 12 décembre 1876. Après des études à Ancenis et à Nantes, il devient médecin. En 1896, alors qu'il n'a que vingt ans, il est initié au martinisme et fréquente la loge Les Temps nouveaux de Nantes, où il se lie avec le Dr Auguste Chauvet, ami et médecin de Saint-Yves d'Alveydre. Auguste Chauvet, lecteur attentif des œuvres du Philosophe inconnu, avait présenté à la loge Les Temps nouveaux un long discours intitulé « Claude de Saint-Martin (le Philosophe-inconnu), interprétation de sa véritable doctrine et de son application comme base de la sociologie », texte qu'il publiera en 1905 sous le pseudonyme de Saïr.

En 1903, Octave Béliard épouse une Angevine, Jeanne Rabjeau, et s'installe quelque temps à Montjean-sur-Loire. Ses inclinations le portent davantage vers la littérature que vers la médecine, et il rédige régulièrement des articles pour la Revue du théâtre Graslin et pour le Nantes mondain. Il finit par abandonner plus ou moins la pratique de la médecine pour s'installer à Paris. En 1907, il publie avec son ami le Dr Léo Gaubert Le Périple [1]. Albert-Louis Caillet présente ce livre comme un « ouvrage des plus détaillés sur l'occultisme et ses différentes branches, et qui jouit de la plus haute estime parmi les initiés [2]  ». Par la suite, il écrit plusieurs nouvelles, parmi lesquelles nous citerons : Aventures d'un voyageur qui explora le temps (1909) [3], Le Passé merveilleux (1909), ou Une exploration polaire aux ruines de Paris (1911).

Revue Lecture pour tous - 1916En 1920, après la Première Guerre mondiale, Octave Béliard publie Sorcières, rêveurs et démoniaques, une étude sur les croyances et pratiques superstitieuses dans l'histoire. Il y évoque les origines de la sorcellerie dans l'Antiquité, ses développements au Moyen Âge, l'ésotérisme au XVIIIe siècle et l'occultisme contemporain. Historien scrupuleux, il relate aussi des faits qu'il a lui-même observés et les travaux de grands savants. Mais Octave Béliard est plus un romancier qu'un historien, et son livre La Petite-Fille de Michel Strogoff lui vaudra en 1927 le prix Jules Verne honorant les auteurs de science-fiction.

Parallèlement à ses travaux de plume, il se passionne pour les mystères de l'occultisme. La Première Guerre Mondiale a mis fin à la grande période du martinisme, qui n'a guère survécu à la mort de Papus, survenue en 1918. L'Ordre s'est fractionné en petits groupes. Octave Béliard se tourne vers d'autres horizons, et en 1921, avec Auguste Chauvet et Léon Gaubert, il tente de créer l'Ordre des chevaliers du Christ, de l'Ordre du Graal, groupuscules qui ne connaîtront jamais d'existence réelle. Le médecin nantais reste en relation avec ses amis martinistes. En janvier 1921, accompagné de Victor-Émile Michelet et Hans Ryner, il donne une conférence sur le thème « La douleur » à La vie morale, à Paris. Finalement, Octave Béliard se joint à Victor-Émile Michelet et Augustin Chaboseau, qui, loin des disputes de ceux qui se présentent comme les successeurs de Papus, perpétuent au sein d'un petit groupe la tradition martiniste. Á partir de 1931, ce groupe devient l'Ordre Martiniste Traditionnel. Le docteur Béliard, chancelier de l'Ordre, est membre du Conseil suprême.

Victor-Émile Michelet, dessin de Suzanne Balguerrie pour Le Tombeau d'Hénène, publié par Michelet en 1923Pendant cette période il participe aux activités du groupe Atlantis de Paul Le Cour (1861-1954). Lors du cinquième banquet platonicien organisé par la revue en 1932, il donne une conférence sur « L'Immortalité en Égypte [4] » et fait paraître la même année Au long du Nil. Son retour vers le martinisme semble relancer son intérêt pour la métapsychique, et en 1933, il publie Magnétisme et spiritisme. En 1936, il écrit pour la revue Mesures, « L'Annonce du Nouvel Homme », le texte que nous présentons ici. Cette étude se divise en deux parties. La première est une introduction à la pensée de Saint-Martin, dans laquelle Octave Béliard insiste sur la récurrence du mot homme dans quatre des œuvres majeures du Philosophe inconnu : L'Homme de désir,   Le Nouvel Homme, Ecce Homo  et Le Ministère de l'homme-esprit. La seconde partie de l'article propose des extraits caractéristiques du Nouvel Homme, introduits chacun par un titre composé par Octave Béliard lui-même. Ces textes, dit-il, présentent « l'autocréation de notre être spirituel, dont le réparateur, en son existence humaine, fournit l'exact et vivant modèle du nouvel homme, fils de l'homme de désir ».

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