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› Saint-Martin au japon Recueil des œuvres du mysticisme chrétien |
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Selon les éléments qu'il a eu l'amabilité de nous communiquer, on peut dire que Saint-Martin n'était pas connu au Japon jusque dans les années 70, époque à laquelle s'est formé, autour du professeur Minoru Nambara, grand spécialiste de Jacob Boehme, un groupe d'une douzaine d'étudiants environ, qui ont envisagé de faire des études sur les boehmistes aux XVIIe et XVIIIe siècles en Europe. Ce sont eux qui, les premiers au Japon, ont commencé à lire sérieusement le Philosophe inconnu. Kiwahito Konno appartient à ce groupe qui a traduit en japonais des textes de Bœhme et des bœhmistes, ainsi que ceux de Saint-Martin. Ces chercheurs publient également des articles sur le boehmisme, dont la plupart sont rédigés en japonais. Petit à petit, grâce au travail de ce groupe de passionnés qui pensent qu'il y a chez ces auteurs quelque chose qui peut toucher la religiosité des Japonais, le nom de Saint-Martin commence à se répandre. On le trouve mentionné en effet aussi bien dans les cercles académiques que dans les publications sur l'ésotérisme. Jusqu'à ce jour, la contribution la plus importante au rayonnement de la pensée du Philosophe inconnu au Japon est l'œuvre de Kiwahito Konno et Fumio Murai. Ils ont publié ensemble la première traduction japonaise de Saint-Martin. Ce travail a été édité en 1992, dans le tome 17 de Kirisutokyô Shinpishugi Chosakushû (Recueil des œuvres du mysticisme chrétien, Tokyo, Kyôbunkan). Laissons Kiwahita Konno présenter lui-même cette publication :
« Dans notre archipel possédé depuis plus d'un siècle par la passion pour toutes sortes de traduction, là où fut traduit Jacob Bœhme pour la première fois en 1921, le Philosophe inconnu a commencé à être lu en japonais deux cent cinquante ans après sa naissance. La place qu'il tient ne lui paraîtrait pas indigne, car il occupe à lui seul le dix-septième et dernier volume de la collection des œuvres des mystiques (et des théosophes) chrétiens, dans laquelle figurent une quarantaine de grands noms comme Denys l'Aréopagite, Maître Eckhart, Nicolas de Cuse, Jacob Bœhme, etc.
Comme chacun le sait, Saint-Martin fut toute sa vie attiré (« titillé », dit Robert Amadou) par l'Extrême-Orient. Pourquoi celui-ci n'a-t-il pas tout lieu de s'intéresser au théosophe, jusqu'ici littéralement inconnu dans le domaine tant intellectuel que public ? Puissent les Japonais trouver dans cette traduction des richesses tout à fait différentes de celles qu'ils se sont efforcés d'importer et, éventuellement, y entrevoir la possibilité d'une communion entre l'Occident et l'Orient ».
Kiwahito KONNO
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› Voir aussi : Saint-Martin to Sono Jidain (étude en japonais) Hikyô no Kotoba, Mouhitotsu no Teiryû Discours de l’Esotérisme : Saint-Martin et Martinès de Pasqually en traduction japonaise
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