
Amis et disciples de Saint-Martin
Louis-Claude de Saint-Martin ne fut pas un solitaire, sans être un mondain, il a entretenu des relations avec de nombreuses personnalités. Pour comprendre la biographie du Philosophe inconnu, il est donc indispensable de faire connaissance avec ceux que nous plaçons ici sous la désignation d’amis et de disciples.
Charlotte
Louise-Wilhelmine de Boecklin (1748-1820)
Protestante convertie au catholicisme, cette Alsacienne sera avec Rodolphe Salzmann l'initiatrice de Saint-Martin dans la lecture de Jacob Boehme. Elle possédant une très grande affinité avec le Philosophe inconnu qui trouva en elle une compagne idéale. Ils habitèrent ensemble quelques temps a Strasbourg. L'état de santé du père de Saint-Martin et la révolution éloigna hélas Saint-Martin de celle qu'il désignait affectueusement ma « chérissime B. ».
La
duchesse de Bourbon (1750-1822)
Louise-Marie-Thérèse-Bathilde d'Orléans, duchesse de Bourbon, fille de Louis-Philippe d'Orléans et épouse du duc de Bourbon elle était passionnée par la spiritualité, les oracles et la magnétisme. Elle entretenait autour d'elle un véritable cercle de mystiques exaltés, de francs-maçons et de martinistes. Elle accueillait souvent le Philosophe inconnu, soit au palais Bourbon, soit en son château de Petit-Bourg. C'est pour elle que Saint-Martin écrivit Ecce Homo. Grande Maîtresse des Loges d'Adoption, partisane de la Révolution, bannie de France pour quelques années au moment de Fructidor, elle connut un destin hors du commun.
Jean-Baptiste-Modeste
Gence (1755-1840)
Disciple d'Antoine de la Salle. Grand lecteur de l'imitation de Jésus-Christ, adepte du magnétisme il fut archiviste au dépôt des chartes et collaborateur de nombreux journaux ainsi que la Biographie universelle de Michaud, il fut l'un des derniers amis du Philosophe inconnu. Il a publié en 1824 la première biographie importante de Saint-Martin.
Joseph
Gilbert (1769-1841)
Disciple tardif de Saint-Martin, il fut l'ami intime du Philosophe inconnu. Après la mort de ce dernier, la famille de Louis-Claude de Saint-Martin lui confia ses manuscrits. Avec l'aide de Prunelle de Lière, il édita les livres de Jacob Boehme traduits par le Philosophe inconu.
Nicolas-Antoine
Kirchberger, baron de Liebistorf, (1739-1800)
Descendant d'une illustre famille, il vivait en Suisse à Berne. A partir de 1792, il entretient avec Saint-Martin une véritable correspondance théosophique. Ses conseils concernant les traductions de Boehme seront précieuses au Philosophe inconnu.
Jean-Jacques
Lenoir-Laroche (1749-1825)
D'origine grenobloise le comte Lenoir-Laroche fut sénateur d'Empire. Ce franc-maçon et son épouse furent les amis du Philosophe inconnu. Ce dernier aimait venir les rencontrer dans leur domaine d'Aulnay. C'est chez eux qu'il mourut le 14 octobre 1803.
Frédéric-Rodolphe
Salzmann (1774-1821)
Juriste de formation puis libraire à Strasbourg, cet Élus coën fut l'un des membres éminents du Rite Ecossais Rectifié. Amis du Philosophe inconnu, il est l'un de ceux qui lui firent connaître l'œuvre de Jacob Boehme lors de son séjour en Alsace.
Jean-Baptiste
Willermoz (1730-1824)
Ce lyonnais fut l'un des personnages les plus intéressants de l'ésotérisme du siècle des Lumières. Franc-Maçon, Élus coën, membre éminent du Rite Ecossais Rectifié, adepte du magnétisme, il fut l'un des acteurs essentiels des grands mouvements initiatiques de son époque. C'est chez celui-ci, qui fut l'un des premiers amis de Saint-Martin, que fut rédigé Des erreurs et de la vérité, le premier ouvrage du Philosophe inconnu.
Les archives de Willermoz à la bibliothèque de Lyon
Dans ce texte, publié pour la première fois en 1956 dans le n° 6 du Bulletin des Bibliothèque de France en 1956, Henry Joly expose la manière dont s'est constitué le Fonds Willermoz de la bibliothèque de Lyon. Nous remerçions M. Yves Alix, rédacteur en chef Bulletin des Bibliothèques de France, de nous avoir autorisé à le publier sur ce site.
Henry Joly
L'abbé
Pierre Fourniè (1738-1825)
Pierre Fournié, secrétaire de Martinès de Pasqually avant que Saint-Martin ne le remplace en 1771, fut l'un des principaux acteurs des Élus coëns. Imigré en Angleterre au moment de la Révolution, il est l'auteur d'un texte intitulé Ce que nous avons été, ce que nous sommes et ce que nous deviendrons.
