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Notes :

8. Paul Vulliaud, Les Rose-Croix lyonnais au XVIIIe siècle , Paris, Émile Nourry, 1929, chapitre X, « Les cahiers initiatiques de la loge de la Bienfaisance », p. 253-331 ; Gérard van RIJNBERK, Épisodes de la vie ésotérique 1780-1824, Lyon, Derain, 1948, p. 138-158 ; revue Renaissance Traditionnelle, n° 66, 1986.

9. Traité des deux natures divine et humaine réunies indivisiblement pour l'éternité et ne formant pour l'éternité qu'un seul et même être dans la personne de Jésus-Christ, Dieu et homme, Rédempteur des hommes, Souverain Juge des vivants et des morts, accompagné de réflexions sur la conduite de Pilate et d'une méditation sur le grand mystère de la Croix. Le manuscrit de ce texte est conservé à la bibliothèque municipale de Lyon dans le Fonds Willermoz, ms 5940 n° 5.

10. Agasse, an III, 4 vol. (dont un atlas), in-4°. Ce livre connaîtra de nombreuses éditions. L'Abrégé de l'Origine de tous les cultes, édité en 1822, sera saisi l'année même de sa publication et condamné à être macéré.

11. On trouve une copie des cahiers de Willermoz faite par le professeur Kloss, en 1849, dans la bibliothèque Klossiana du Grand Orient de La Haye. Gérard van RIJNBERK en a publié un court extrait dans Épisodes de la vie ésotérique 1780-1824, Lyon, Derain, 1948. Ils ont été publiés pour la première fois dans leur intégralité en 1986, dans la revue Renaissance traditionnelle : texte dans le n° 66 ; notes et commentaires de Roger DACHEZ dans les n° 67 (1986), n° 71 (1987), n° 72 (1987), n° 78 (1989), n° 85 (1991).

 

 

 

 

Le Traité des deux natures

Vers 1818, Jean-Baptiste Willermoz écrit un texte curieux, le Traité des deux natures divine et humaine réunies indivisiblement pour l'éternité et ne formant pour l'éternité qu'un seul et même être dans la personne de Jésus-Christ […] (9). Dans ce texte, il évoque les mystères de l'incarnation, ceux qui concernent l'homme, le fils d'Adam, et ceux qui se rapportent à Jésus-Christ, le nouvel Adam. Bien que Willermoz n'utilise pas ici le vocabulaire propre à la franc-maçonnerie, les théories des Élus coëns y sont omniprésentes.

imageCe traité est caractéristique d'une période où le christianisme a été fortement remis en cause par la Révolution. Il semble répondre aux écrits que Charles-François Dupuis a publiés quelques années plus tôt, Origine de tous les cultes ou Religion Universelle (1794). Dans ce texte, l'auteur, franc-maçon, montre que toutes les religions ont pour source une religion universelle dont les légendes et les fêtes ont pour origine des phénomènes astronomiques. Il s'efforce de montrer que les chrétiens ont empruntés leur symbole, celui de la croix, à des religions plus anciennes, et il relègue la religion chrétienne au rang des mythologies et des superstitions anciennes. Le livre de Charles-François Dupuis connaît un succès important, et beaucoup de francs-maçons, séduits par le rationalisme, adopteront son point de vue (10). Jean-Baptiste Willermoz, catholique convaincu, ne partage pas ses idées.

Son Traité des deux natures, s'appuyant sur la doctrine de Martinès de Pasqually, insiste sur le caractère sacré du symbole de la croix et la spiritualité chrétienne. Il constitue une réflexion fondamentale sur l'ésotérisme chrétien. On ignore s'il le destinait à la publication, car il est resté à l'état de manuscrit. En 1986, la revue Renaissance traditionnelle en a publié une version agrémentée de commentaires et d'une table analytique de Roger Dachez (11). En 1999, l'ouvrage connaît sa première édition en tant que livre, sous le titre L'Homme-Dieu, traité des deux natures, par Diffusion Rosicrucienne.

Le patriarche de la franc-maçonnerie lyonnaise s'éteint le 29 mai 1824, à l'âge de quatre-vingt quatorze ans, après avoir mené une existence largement consacrée à ses idéaux. Fin

Dominique Clairembault

Voir aussi : Les archives de Willermoz

 

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– La boutique de Willermoz était située rue des Quatre-Chapeaux. Il fut ensuite transféré rue Lafont.


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— En 1760, Willermoz acheta la propriété des Colinettes, 41 montée Saint-Sébastien, sur les pentes de la Croix-Rousse, un quartier de Lyon. Cette demeure était entourée d'un vaste parc. C'est dans cette maison qu'il mourrut en 1824.


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